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Carnet de route de IICD au Burkina Faso en fin d’année 2005
Au cours du mois de décembre 2005, les projets soutenus par l’IICD au Burkina Faso ont reçu la visite de trois chargés de programme. Il s’agit de Benedicte Marcilly chargée du programme partage des connaissances, Ousséni Zongo chargé du programme renforcement des capacités et M. François Stepman leur nouveau collègue. Les trois missionnaires qui ont foulé le sol burkinabé le 08 décembre avaient chacun de multiples activités à mener au programme.

- B.marcilly, O.Roukiattou et F.Stepman
- Une pause discussion à l’atelier de Bobo Dioulasso
Pour Bénédicte Marcilly, cette visite s’inscrit dans le cadre de sa passation de service avec François Stepman. Politologue de formation, Bénédicte Marcilly a travaillé dans le domaine de la coopération internationale pendant dix ans avant d’intégrer l’Institut International pour la Communication et le Développement (IICD), il y a de cela 3 ans. Pendant ces trois ans, elle était chargée du programme de partage des connaissances pour le Ghana, le Mali et le Burkina Faso. Mais à partir de janvier 2006 ce serait pour le Mali et l’Equateur.
Quant à son successeur, M. François Stepman, il connaît bien le monde du développement et l’Afrique pour y avoir travaillé à de multiples occasions (représentant du PNUD, Médecins sans frontières...) et plus récemment conseiller au Ministère des Affaires étrangères Belge. Pour lui les NTIC dans la coopération est un nouveau défi. C’est un domaine dans lequel je suis moins familier mais dans lequel je crois très fort, nous a t-il confié. Leur passation de service qui était au centre de cette mission a eu lieu le 14 décembre 2005 au cours d’une rencontre de travail et d’échange entre eux et les membres de Burkina NTIC à Yam Net Plus.
Pour Bénédicte Marcilly, l’Institut International pour la Communication et le Développement (IICD), Burkina NTIC et le programme partage de connaissances ont fait des progrès. Nous avons pu définir des priorités pour tous ce qui est de l’utilisation des NTIC pour le développement et développer à partir du réseau une dynamique d’échange. Nous sommes arrivés à une façon de travailler que nous pouvons appeler partenariat et j’en suis très contente a t-elle dit en substance.
Elle a saisi également l’occasion pour remercier l’équipe de Burkina NTIC pour leur dynamisme et surtout le coordonnateur pour son réalisme. Le fait qu’il soit capable de par sa connaissance approfondie dans le domaine des NTIC et surtout du développement, de comprendre les enjeux que représentent les NTIC pour le développement de son pays et le fait qu’il insuffle quotidiennement aux jeunes le goût de profiter des opportunités des NTIC m’a beaucoup marqué.Il m’a aussi aidé à garder les yeux ouverts dira t-elle.
Mais avant de passer les rênes du pouvoir, Bénédicte Marcilly a animé en compagnie de François Stepman de nombreuses activités au compte du réseau Burkina NTIC.
Séminaire sécurité informatique à Bobo Dioulasso
Le 10 décembre 2005 ils ont pris part à un séminaire sur la sécurité informatique à Bobo-Dioulasso. Le coordonnateur de Burkina NTIC Sylvestre Ouédraogo accompagné de quelques-uns de ces collaborateurs étaient également de la partie. Fruit d’une collaboration de l’association Accès des Jeunes aux NTIC( AJNTIC)basée à Bobo-Dioulasso et Burkina-NTIC, cette séances d’information et de partage de connaissances a permis aux bobolais de mieux appréhender la problématique de la sécurité informatique. L’objectif de cette rencontre est de susciter une dynamique d’échange autour de la question dans cette ville. Ce fut également une occasion pour M. François Stepman de s’imprégner des réalités du terrain en matière de nouvelles technologies.
La FEPASSI en marche pour des TIC rurales
Dans la même dynamique, le coordonnateur Burkina NTIC et ses hôtes ont rendu une visite de courtoisie à la Fédération paysanne des producteurs de la Sissili FEPPASI le 12 décembre. L’IICD accompagne depuis deux ans cette structure dans l’appropriation du potentiel des NTIC dans le domaine de l’agriculture. Pour Bénédicte Marcilly, au delà de l’équipement matériel, le plus important en milieu rural c’est d’amener le concept des nouvelles technologies comme outil pour se développer et progresser dans différents domaines. Il y a quelques mois, les animateurs de FEPPASI ont suivi la formation de base sur l’utilisation de l’ordinateur et d’Internet et créé avec le formateur leur premier mail. Aujourd’hui, ils utilisent avec beaucoup d’aisances ces outils de communication au sein de leur structure, renchérit-elle.
C’était également une occasion pour M. François Stepman de s’imprégner de la marche des projets en milieu rural et de voir dans quelle mesure il pourra les impliquer dans la dynamique d’échange d’information. Bénédicte Marcilly a pris le chemin pour le Ghana le 15 décembre où elle est allée également passer le témoin.
Après son installation officielle le 14 décembre 2005 au poste de chargé du programme résautage pour le Burkina au compte de l’IICD, M. François Stepman va devoir continuer sa mission sans son prédécesseur. En compagnie de M. Zongo, ils ont visité le projet de sahel solidarité et de Paglayiri. En visitant les acteurs concernés, je n’en croyais pas mes yeux, quand on voit ce que les paysans arrivent à faire avec les nouveaux médias, en quelque temps ils maîtrisent le power point, ils réalisent des images numériques et se voient eux mêmes en image numérique, l’impact est énorme parce qu’à nouveau, on donne la parole et l’image aux populations à la base. Cela va permettre de mettre en place de nouveaux mécanismes de développement et de sensibilisation affirme M. Stepman. Mais je voulais aller au delà des projets IICD car je crois que le programme partage de connaissance ne se limite pas aux projets de l’IICD souligne M. Stepman.
A Ouagadougou, il a donc entrepris une série de visite. Il a pu rencontrer entre autres des enseignants qui ont reçu une formation en l’intégration des TIC dans l’enseignement, les responsables des caisses communautaires, du projet inforoute qui s’occupe de la décentralisation et de l’informatisation des communes, le PAMAC, un projet d’appui aux associations dans la lutte contre le VIH/Sida, l’organisation International pour la migration. Cette dernière est entrain de voir dans quelle mesure inciter les experts de la diaspora à mettre leur compétence au service de leur pays. Selon M. Stepman, tous ses acteurs sont déjà imprégnés de la problématique des TIC pour le développement, et comme le PAMAC ont même des projets intéressants. Leur rêve, c’est d’avoir un site web pour se faire connaître mais aussi pour mettre l’information à la disposition des citoyens. A partir d’Internet les gens pourront savoir les centres qui font les dépistages, ceux qui prennent en charge les malades etc. sur toute l’étendue du territoire.
C’était donc des occasions pour moi de faire un peu de marketing de notre plate forme. J’ai donc distribué des dépliants, des autocollants, et montrant en quoi chacun pouvait tirer profit de ce réseau de partage de connaissances. Mais d’une part on a l’impression qu’il a eu une certaine réticence à collaborer, mais je crois que c’est le réseau qui doit forcer la collaboration à travers des actions concrètes conclut- il.

- Séminaire de Bobo sur la sécurité informatique
Dans cette optique le réseau compte mettre en place cette année un portail TIC et agriculture, TIC et éducation. Parallèlement aux activités entreprises dans le cadre du réseau, le chargé de renforcement des capacités a initié une multitude de formation. Cette série de formation a commencé le samedi 17 décembre 2005 par un atelier d’information sur la notion de base de données. Ont pris part à cette formation à Yam Net plus, Sahel Solidarité, l’Institut Africain de Bio Economie Rurale ; la Fédération Paysanne des Producteurs Agricoles de la Sissili et l’association Song Taaba. M Ousséni Zongo, et M. François Stepman, ont durant une demi-journée accompagné les participants dans leur quête du savoir. Dans le cadre du projet Technologie de l’Information et la communication pour l’Education TICE-Burkina, ils ont organisé du 19 au 23 décembre 2005 une formation sur la maintenance Informatique. Cette formation qui a connu la participation d’une dizaine d’enseignants a eu lieu dans la salle informatique du Lycée Nelson Mandela de Ouagadougou.
Les femmes de Pag La Yiri en fête

- Salle multimédia de Zabré financé par IICD
Mr Zongo va boucler la boucle par l’inauguration le mercredi 28 décembre 2005 du centre multimédia de Zabré. En marge de lancement officiel de ce centre multimédia, l’association Paglayiri a inauguré également son centre de loisir. La cérémonie a connu la participation du Préfet de Zabré, du Chargé de renforcement de capacité de l’IICD pour le Burkina et le Mali, du coordonnateur de Burkina NTIC, des représentants de l’ONG Emmaüs ainsi que de nombreux invités et membres de l’association.
B-ntic, Roukiattou Ouédraogo
