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Cheik Modibo Diarra et son Université Virtuelle

Cheik Modibo Diarra et son Université Virtuelle

La fondation Pathinder pour l’éducation et le développement œuvre pour la formation et le renforcement des capacités des ressources humaines dans les pays africains en vue d’atteindre les objectifs de développement du millénaire. Cheick Modibo Diarra, Navigateur interplanétaire à la NASA et président de la dite fondation a participé à l’inauguration de Université Numérique Francophone Mondiale (UNFM ) dont il est le géniteur à Ouagadougou le jeudi 30 juin. Pour lui, la ressource humaine est le clé du développement durable.
Entretien avec Mr Diarra et le Président de l’Université ...

Qu’est ce qui vous a motivé à mettre en place cette université virtuelle ?

J’ai initié l’UNFM pour d’une part équiper nos universités en moyens techniques comme les ordinateurs et les bandes satellitaire et d’autre part renforcer les formations.
Avec un centre disposant d’un VSAT et d’une bande passante constante assez large, les gens peuvent prendre des cours et après, l’université en général peut utiliser ce centre comme un centre de recherche et de formation.

Quelles sont les structures qui vous ont accompagné dans la réalisation de votre projet ?

Ce projet dont j’ai initié, j’en ai parlé aux membres de la fondation de l’innovation politique parce que l’ éducation est aussi une question politique. La solution que je leur proposait est innovant et du coup était bien aligné avec les objectifs de cette fondation. Cette fondation a donc débloqué un fond symbolique de cent mille euro qui ont permi de financer les études de réalisation du projet.

Le Centre National d’Etudes Spatial (CNES) a amené Alcatel, son partenaire pour le VSAT et la bande passante, le professeur Didier Vincent, Président de la fondation pour l’innovation politique et médecin a mis à contribution certains de ses anciens étudiants qui sont des médecins académiciens pour la conception du contenu des cours.

En ce moment moi je suis venu voir mes frères en Afrique pour leur demander de mettre à notre disposition des locaux. La crédibilité de tous ces acteurs ont fait que la chose est arrivé très rapidement car c’est le fruit d’un travail d’environ 6 mois.

Quel est votre projet immédiat pour ce centre ?

Nous allons faire la formation jusqu’au mois d’octobre et nous irons au sommet mondial de l’information à Tunis pour montrer un cas concret et spécifique d’utilisation des TIC pour le développement. Désormais il ne faut pas que nous partions à de telles rencontres avec seulement des discours montrant notre vision du futur mais aussi avec des projets concrets. Nous allons aussi de voir si nous pouvons utiliser l’existence des fonds de solidarité numérique pour essayer de mettre en place un réseau dans nos villes pour éduquer le plus grand nombre de nos sœurs et frères.

Qu’attendez -vous de l’UNFM ?

J’attends de cette université simplement que d’ici deux ou trois ans qu’elle puisse se développer en étoile c’est à dire que si dans deux ou trois ans je reviens ici et que je trouve que à partir de Ouagadougou on peut non seulement recevoir des signaux mais les émettre pour que les autres pays puisse bénéficier des cours diffuser et que des autres provinces comme Bobo-Dioulasso, Ouahigouya ect puisse disposer de ces centres également pour permettre à tous de bénéficier d’une formation continue de qualité.

Comment se dérouleront les cours ?

Pour la phase pilote nous avons retenu une soixantaine d’infirmiers qui viennent deux à trois heures de cours par jour et qui doivent retourner à leurs services. Imaginer si nous devons former des infirmiers de Bobo- Dioulasso les coûts d’hébergement de transports pourraient être prohibitives et c’est pour cela que très rapidement nous devrions développer la structure sous forme d’étoile avec comme centre Ouagadougou pour que quelque soit là où ils sont, qu’ils puissent suivre les cours, surtout qu’avec la technologie des VSAT on reçoit directement les communications et celles- ci peuvent repartir par le même cheminement.

Vous avez commencé les formations par le domaine de la santé, dans quel autre domaine sera t- elle étendue ?

Nous nous sommes chargés de mettre en place une architecture très robuste mais flexible qu’on peut déployer dans tous les sens. Pour nous, le contenu et les objectifs c’est la formation, les objectifs prioritaires de domaine de formation dépendront des Etats.

Quel diplôme sera décerné à vos étudiants ?

Ces étudiants infirmiers auront droit à ce qu’on appelle des « capacités » qui est un diplôme valable pour cinq ans. Si par exemple un de ces étudiants diplômés de notre centre veut aller s’inscrire dans une faculté de médecine il sera dispensé du module capacité de décision de santé s’il entre dans cette école avant les cinq ans d’ expiration de son diplôme.
Mais à chaque session il faut créer un partenariat nouveau pour trouver un moyen de valider les examens de façon à donner des diplômes qui sont reconnus.

Quels sont les modalités d’accès à cette université ?

Pour cette phase pilote la formation est gratuite, mais si le système est mis en place, pour le pérenniser, il v a falloir que quelqu’un paie pour le contenu et pour la bande passante. Je suis sûr que nous autres africains devrions trouver un moyen de le pérenniser parce que les gens ne viendront pas continuellement à notre secours.

Avez vous déjà penser à un montant ?

je suis la personne qui a imaginé ce projet et qui l ‘a mis en place au Mali et au Burkina Faso et bientôt dans d’autres pays ; mais c’est au niveau des universités et des ministères de l’éducation que cela va être décidé.

Entretiens avec le Président de l’Université

Pour le chancelier de l’Université de Ouagadougou, Joseph Paré, « l’Université Numérique Francophone Mondiale va permettre de passer d’une stratégie de formation pour la vie à une stratégie de formation tout au long de la vie »
Entretien

Selon vous quel sera l’apport de cette Université Virtuelle à l’Université de Ouagadougou ?

Il faut dire que la mise en place de l’UNFM répond à un des soucis de l’université qui est d’apporter à toutes les composantes de la société burkinabé un cadre de formation. Quand on prend en compte le fait que l’UNFM va surtout s’occuper de ceux qui sont déjà en activité, il s’agit comme je l’ai dit de passer d’une stratégie de formation pour la vie à une stratégie de formation tout au long de la vie.

Avec le contexte de la mondialisation, les nouvelles exigences de nos métiers font que nous devons chaque fois acquérir de nouvelles formations. Je pense que cette Université Virtuelle va permettre de pallier cette insuffisance et rentrer totalement en phase avec un des objectifs de la ré fondation qui est également la formation continue à l’endroit de toutes les personnes qui sont intéressées d’améliorer leur connaissance et à se mettre à niveau par rapport aux taches qu’ils exécutent quotidiennement.

Pouvez-vous nous parler un peu des équipements ?
Nous avons obtenus essentiellement des équipements en Nouvelles Technologies. Nous avons un VSAT, qui nous permet d’aller directement au satellite pour avoir la connexion avec Paris. Nous avons également un certain nombre d’ordinateurs et c’est essentiellement ces équipements qui sont relayés bien sûr par les personnes ressources. Nous avons des personnes ressources si bien au niveau de Paris et sur place ici qui sont à mesure d’orienter les étudiants pour mieux comprendre les cours et poser des questions.

Comment se fait la sélection des candidats ?

La sélection se fait sur appel d’offres. Nous avons fait un appel d’offre dernièrement nous voulions prendre 35 infirmiers, nous avons reçu 70, nous les avons tous retenus pour la formation.

Faudra-t-il avoir un diplôme pour y entrer ?
Il faut avoir un certain niveau de formation d’abord parce que les cours sont conçus à partir d’un certain niveau de connaissance et maintenant il s’agit de les améliorer, d’apporter de nouvelles compétences aux participants.

roukiattou@yahoo.fr

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