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Des prix du bétail au bout du fil et de la toile

Comment collecter et diffuser l’information sur les prix de la filière bétail-viande ? C’est à cette question que répond l’atelier organisé du 22 au 26 février 2010 à Ouagadougou par le projet Agribusiness and Trade Promotion (ATP). Une partie de la formation s’est tenue à immeuble Yam net Plus de l’association Yam Pukri.

Une quarantaine de participants provenant du Benin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Mali, tous membres de la COFENABVI (Confédération des Fédérations Nationales des Filières Bétail Viande des Pays Membres de l’UEMOA) ont appris comment collecter les données sur les prix du bétail. « Nous essayons d’avoir des informations fiables en amenant ces partenaires à mieux maîtriser la collecte et la diffusion des informations » affirme Dr. Seydou Sidibe, leader de la chaîne de valeurs bétail-viande du projet ATP.

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Dr. Seydou Sidibe, leader de la chaîne de valeurs bétail-viande au projet ATP.

L’accès à l’information par les acteurs de la chaîne de valeurs bétail-viande est indispensable à la croissance de ce secteur. Le développement des technologies de l’information et de la communication peut permettre de mieux organiser le marché du bétail-viande. Pour le formateur Olivier Edouard Kabré, spécialiste des systèmes d’informations de marché du projet ATP, l’association des TIC, en l’occurrence l’internet et le téléphone portable, à la démarche de collecte et de diffusion de l’information sur les prix va aider les acteurs à choisir le moment opportun pour vendre leurs produits sur le marché et va favoriser une large vulgarisation de l’information. « Plusieurs aspects sont à prendre en compte dans le choix des technologies d’information et de communication : nous avons le souci de collecter et de diffuser l’information en un temps relativement bref.

Il y a également le souci de pouvoir joindre plusieurs personnes à la fois en un temps court pour pouvoir informer le maximum de personnes. Enfin, l’outil doit être facile d’utilisation. Internet et les SMS par téléphone portable répondent à ces critères et ont donc été retenus par ATP comme principaux moyens de collecte et de diffusion des informations de marché pour la filière bétail-viande ».

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Ici, les participants écoutent attentivement les explications du Docteur Seydou Sidibe,

Le téléphone portable n’est plus un objet de luxe, ce qui n’est pas le cas d’internet, encore peu répandu en milieu rural. N’y a-t-il pas un couac quand on sait que la plupart des acteurs de la filière bétail évoluent en milieu rural ? Il n’y a pas d’inquiétude à avoir, d’après le formateur, pour qui les deux technologies sont complémentaires. « Pour avoir plus de détails, nous permettons aux opérateurs de pouvoir se connecter à internet, de façon individuelle ou via leurs organisations professionnelles, équipées d’ordinateurs. Quant au SMS, il est utilisé pour donner des informations plus succinctes, comme par exemple un prix d’un type précis de bovin sur un marché donné dans la région » confie le formateur. Les informations sur les prix de la filière bétail-viande sont accessibles sur la plateforme Esoko à partir du lien suivant : www.esoko.com. Cette plateforme est à la fois utilisée sur la toile et sur le mobile par SMS.

Pendant les cinq jours qu’a duré cet atelier, enquêteurs et points focaux ont su dompter les rouages de la collecte et de la diffusion de l’information sur les prix, les offres d’achat/vente du bétail et les contacts d’opérateurs de la chaîne de valeurs via le canal électronique. Ils ont pris la mesure de l’ampleur de leur mission en effectuant une visite de terrain, question d’allier théorie et pratique. Ce qui ne peut-être qu’un motif de satisfaction de la part des participants. « La formation nous a beaucoup apporté. On nous a appris comment mettre le prix sur les marchés à travers l’internet sur la plateforme, chose que je ne connaissais pas avant. On nous a également appris comment il faut vendre et faire la promotion de nos produits qui sont le bétail » témoigne Koné Mohamed Lamine, enquêteur à Nadiagou à la frontière entre le Burkina Faso et le Bénin. Célestin Kouadio lui a emboîté le pas pour exprimer son approbation : « Je suis un point focal de la Côte d’Ivoire. Cette formation nous a permis d’être outillés pour la collecte et la diffusion des données sur la plateforme Esoko. A présent, les acteurs de la filière bétail-viande sauront faire leur choix en temps réel parce qu’ils auront les moyens nécessaires pour savoir où se trouve le bon choix. Ils pourront désormais recevoir sur leurs téléphones mobiles les informations relatives aux prix, aux offres d’achats et de ventes et aussi consulter l’annuaire des opérateurs de la chaîne de valeur du bétail/viande ».
Le projet ATP, qui a initié cet atelier, est un projet régional financé par le gouvernement des États-Unis à travers l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID). Il vise à accroître la valeur et le volume des produits agricoles commercialisés entre les pays de la région, et contribue ainsi à la sécurité alimentaire dans la région. Le projet couvre huit pays de la CEDEAO et travaille en étroite collaboration avec la CEDEAO, l’UEMOA, le CILSS, diverses organisations professionnelles et sociétés privées. Ses filières d’intervention sont les suivantes : le maïs, l’oignon-échalote, le bétail-viande, le riz, le mil, le sorgho et la volaille. Le projet comporte quatre composantes, à savoir :
- la facilitation du commerce intra-régional par la réduction des barrières tarifaires et non tarifaires (barrières physiques le long des axes de transport et barrières réglementaires).
- le développement de relations d’affaires entre les différents acteurs des filières dans la région et le renforcement de la compétitivité des filières
- l’appui aux organisations professionnelles du secteur privé pour le plaidoyer
- les actions visant l’efficacité de ce marché (accès aux financements, accès aux informations de marché, partenariats public-privé, etc.).
La coordination du projet ATP se trouve à Accra et le bureau technique se situe à Ouagadougou.

Bayala Marie Laurentine de TV-Wagues

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