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E-agriculture : l’IICD et ses partenaires font un bilan à mi-parcours

mardi 8 novembre 2005

Au sortir de la table ronde sur le programme d’appui au secteur agricole organisé par l’IICD au Burkina Faso en 2003, 6 organisations paysannes porteuses de projets ont été sélectionnées pour bénéficier de l’appui de cette institution en matière d’utilisation des potentialités des NTIC dans le monde agricole. Six mois après le démarrage de la mise en œuvre de ces projets, les responsables des différentes organisations sous la conduite Mr Tiéba, chargé du suivi évaluation de ces projets et de François Laureys de l’IICD se sont retrouvés à Ouagadougou le 29 octobre 2005, en focus group pour une évaluation à mi-parcours.

Comme organisations bénéficiaires, nous avons Sahel Solidarité sur un projet de vulgarisation sur l’hygiène de l’eau et de l’assainissement avec les outils TIC, Institut Africain de Bio Economie Rurale sur la diffusion de l’information des prix des produits agricoles par le biais de la Télévision Nationale, L’association féminine Pag la Yiri pour une radio Communautaire, La Fédération Paysane des Producteurs Agricoles de la Sissili(FEPASI) sur la valorisation de la production agricole dans la zone de LEO, L’association Song Taaba sur un projet TIC et Karité, l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina(UNPC) sur un projet de renforcement des moyens de communication.

Pour montrer que les NTIC font parti désormais de leur quotidien, elles ont commencé l’atelier par des présentations multimédias de leurs organisations et des activités déjà menées sur le terrain dans le cadre de ce projet.

Après les échanges autour des organisations, M. Tiéba a présenté les résultats de l’évaluation du processus de mise en œuvre des projets. Cette évaluation a passé au crible, les appréciations des bénéficiaires sur les formations reçues, les appuis conseils des consultants locaux et enfin le processus d’acquisition et de gestion des ressources acquises. Selon lui, 6 mois, c’est peut être trop tôt, mais suffisant pour se faire une idée de l’efficacité des appuis et conseils reçus ainsi que des difficultés rencontrées pour en en tirer des leçons. Dans la même logique François Laureys dira que le focus group est un moyen d’apprendre tout en pratiquant.

Mais même si les résultats de l’enquête ont montré une appréciation globalement positive de la mise en œuvre, quelques difficultés ont été décelées : Indisponibilité de certains consultants, manque d’informations sur les statuts des consultants locaux, difficultés d’adéquation des formations en fonction du niveau des bénéficiaires...

Nous avons pu discuter sur les raisons de ces non-performances et élaboré des pistes de solutions. Au niveau des formations nous avons échangé autour de comment mieux valoriser les formations et mieux les concevoir pour qu’elles s’adaptent réellement au besoin des bénéficiaires. Quant à la gestion financière les échanges ont eu lieu autour des dispositions à prendre pour permettre un meilleur management financier.

Mais à l’unanimité les participants retiennent que cette rencontre était la bienvenue Ces échanges permettent de savoir quel comportement il faut adopter pour ne pas frustrer les uns et les autres et aussi acquérir des performances pour réussir. Nous avons aussi trouvé des solutions à quelques-unes de nos difficultés. Bientôt nous allons contacter notre consultant radio et voir avec lui comment concrètement nous allons travailler pour que le projet soit une réalité en 2006 affirme Maria Lougué coordonnatrice de Paglayiri.

C’est un cadre qui nous permet de détecter à temps nos insuffisances et de prendre des dispositions pour les corriger. C’est également une occasion qui nous permet de mieux nous connaître entre organisations bénéficiaires et de voir comment nous pouvons travailler en collaboration ajoute M Abdoulaye Tapsoba, chargé de programme à Sahel solidarité. M. Sylvestre Ouédraogo, coordonnateur de Burkina-ntic, souligne que les organisations doivent bien cerner la dynamique de l’IICD, à savoir que c’est un processus d’apprentissage qui est engagé et qu’elles doivent se battre, prendre des initiatives pour s’en approprier.

Pour M.tiéba, son objectif est atteint car les acteurs concernés ont eu la franchise de reconnaître les faits qui sont rapportés d’en discuter et de trouver des solutions. Maintenant, si chacun à son niveau prend des dispositions qui s’imposent, il y a de fortes chances que nous progressions, a t-il ajouté.

M. Laureys a terminé en disant que le Burkina s’est fait remarquer positivement au sein de son organisation par la détermination et les acquis des organisations sur le terrain.

Les recommandations retenues sont entre autres : • Une large diffusion du document de présentation des projets au sein des organisations • Planification des appuis • Réadaptation de l’utilisation de leur budget dans le respect des grandes orientations. • Amélioration de l’aspect communicationnel des projets • Faire plus de promotion et de publicités pour faire connaître les initiatives en cours afin d’attirer de nouveaux appuis.

Roukiattou Ouédraogo,B-ntic Roukiattou@yahoo.fr

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