Enseignement et NTIC au Burkina || n°1.
Notre équipe de reportage a rencontré M. Bouda Ludovic Innocent, directeur régional du ministère de l’enseignement secondaire supérieur et de la recherche scientifique des Cascades. Celui-ci se prononce sur l’importance que revêt cette rencontre pour son département.
De l’importance du thème
Pour M. Bouda l’importance de ce séminaire n’est plus à démontrer. Les enjeux des Nouvelles technologies de l’information et de la communication sont réels surtout pour notre pays et ces outils que sont les NTIC sont incontournables de nos jours. « S’il y a un retard dans son développement c’est parce que les moyens manquent, il faut susciter l’intérêt des uns et des autres surtout des premiers responsables de l’enseignement sur l’importance de ces outils. » réplique notre interlocuteur. Pour ce dernier il est important de passer tout d’abord par une phase de sensibilisation sur ces outils, l’acquisition de ces derniers suivra alors de façon naturelle. Les futurs utilisateurs doivent être informés sur les possibilités qu’offrent les NTIC. C’est pourquoi ce séminaire vient à point nommé pour montrer les chemins qui s’ouvrent grâce à la maîtrise de cet outil.
De la politique d’intégration des NTIC dans l’enseignement au Burkina
« Je pense qu’il faut analyser la situation du Burkina Faso qui est un pays pauvre avec des priorités. Si cette analyse est faite nous n’écartons pas les NTIC mais elles exigent un minimum d’investissement et vues nos préoccupations actuelles ces investissements viennent en second plan. »selon M. le directeur régional qui défend sa position, en argumentant ainsi :
Ce n’est pas que les responsables de l’enseignement sont insensibles bien au contraire ceux-ci mesurent les enjeux mais il faut investir.
A cet effet le ministère a même construit dans un certain nombre d’établissements (15 au total) des salles d’informatiques qui seront équipées à terme. C’est un signe donc que le ministère de l’enseignement et le gouvernement ont à cœur de développer des NTIC ; il faut du matériel et le ministère s’y applique mais le manque de ressources financières fait qu’il faut aller progressivement.
Au -delà de ces 15 établissements certains ont déjà acquis du matériel informatique grâce à des partenaires extérieurs. Il faut donc que le ministère pense à aider ces établissements qui ont eu des initiatives particulières.
De l’intégration des NTIC à l’enseignement au Burkina Faso ?
De l’avis de M. Bouda tout commence par la sensibilisation. Il faut que les décideurs et chefs d’établissements comprennent ce qu’est l’outil informatique d’abord, les enseignants doivent maîtriser les NTIC avant de pouvoir l’enseigner aux élèves. Il faut donc qu’ils y aient un accès à l’outil, à la formation et ensuite on verra dans quelle mesure l’intégrer cursus de l’enseignement.
Souhaitant vivement que ce genre de rencontre s’organise un peu partout dans les différentes régions du Burkina à l’endroit du monde enseignant, M.Bouda nous a confié qu’il était ravi que celle-ci se tienne dans la région su Sud-Ouest. Celui-ci espère donc qu’au sortir de cette rencontre les enseignants qui y ont pris part seront beaucoup plus sensibles aux NTIC et à leur utilisation pour renforcer les capacités pédagogiques.
Toutes choses dont notre éducation a fort besoin au vu des rendements scolaires qui baissent de plus en plus.
Somda Théodore|I.Guenda





