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Forum MEDIA & Développement : Les médias, un élément essentiel pour un monde meilleur.

Ouagadougou a accueilli du 11 au 13 septembre 2008, le premier forum international sur « Média et développement ». Cette initiative conjointement organisée par la Commission de l’Union africaine et la Commission européenne en association avec l’Organisation Internationale de la Francophonie, le Commonwealth et la Comunidade dos Países de Língua Portuguesa, a regroupé des professionnels du journalisme, des représentants de la société civile et des décideurs politiques venus des continents africain et européen.

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Photo de famille après l’ouverture

Faire avancer la réflexion sur la corrélation entre les média et le développement était l’objectif principal de ce forum. Sous la présidence de Blaise COMPAORE, président du Faso, avec à ses côtés, le Premier ministre, Tertius Zongo et les membres du gouvernement les travaux ont été dirigés au plus haut niveau, par le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping et le Commissaire européen en charge du développement et de l’Aide humanitaire, Louis Michel. Il est l’émanation directe du partenariat stratégique conjoint entre l’Union européenne et l’Union africaine, scellé en décembre 2007 lors du sommet Europe – Afrique de Lisbonne. C’est donc la première pierre d’une nouvelle dynamique d’analyse et de proposition sur la mise en exergue de cet atout que constituent les médias.

Dans son allocution lors de la cérémonie d’ouverture du forum, le maire de Ouagadougou, Simon Compaoré, s’est réjoui du choix de sa ville pour abriter cette rencontre entre l’Afrique et l’Europe.

Pour Louis Michel, commissaire européen chargé du développement et de l’aide humanitaire, l’importance du forum sur Média et Développement réside dans le fait qu’il devrait permettre, de « faire avancer la réflexion sur la corrélation entre les médias et le développement, d’échanger les bonnes pratiques, les idées et surtout d’identifier des propositions concrètes réalisables à court et moyen terme ».

Jean Ping, président de la Commission de l’Union africaine a, dans son intervention, rendu hommage aux professionnels de l’information et de la communication pour le rôle qu’ils jouent dans la transformation des vies. Les médias selon lui, constituent un maillon essentiel dans le processus de développement des pays. C’est pourquoi, a-t-il indiqué, l’Union africaine a inscrit dans son programme, la prise en charge de la formation (en 24 mois) de journalistes africains (2 par pays) en vue de donner un coup de pouce aux processus de développement des Etats d’Afrique. Jean Ping résume les problèmes essentiels des médias africains : pauvreté des consommateurs, insuffisances des financements, fracture numérique entre le nord et le sud. Les médias du nord donnent une influence « négative » sur l’Afrique : « les images diffusées par les médias du nord renforcent le pessimisme en Afrique et découragent les investisseurs. Or l’Afrique bouge, peut-être pas assez, mais elle bouge tout de même, avec certes, le soutien des pays occidentaux ».

Le Président du Faso, Blaise Compaoré a indiqué que cette rencontre « est une nouvelle illustration de la volonté de l’Afrique et de l’Europe de cheminer ensemble ». L’importance et l’opportunité du forum de Ouagadougou réside, pour lui, dans l’impérieuse nécessité de susciter des actions concrètes au bénéfice des médias d’Afrique, vecteurs potentiels de progrès. Il a émis le vœu que les travaux du forum de Ouaga inspirent des actions pouvant concourir au renforcement des médias, à la réhabilitation de l’image de l’Afrique et donc à une meilleure perception de celle-ci de la part de l’Europe.

Feuille de route du forum : une pléiade de recommandations dont les journalistes attendent de voir l’application

Quatre thèmes ont été abordés (Les médias et la gouvernance : où est le lien ? -Liberté des médias : cadre juridique et réalités du terrain, -Lutte contre les stéréotypes : l’image de l’Afrique en Europe et de l’Europe en Afrique, -Rôle des médias locaux : l’action locale pour réussir au niveau mondial) lors de cette rencontre internationale par les hommes de média, les politiques et les partenaires.
Le niveau et l’intérêt des débats nourris ont permis d’aboutir à des conclusions très importantes et qui embrassent l’ensemble de la problématique de ce domaine. Les journalistes se sont interrogés sur l’applicabilité, le délai d’application, le pouvoir juridique de ces décisions surtout sur les pays africains où ça et là, l’indépendance des médias demeure encore une illusion. Le Niger et le Sénégal ont été cités en exemple.
La feuille de route propose entre autres :
- de mettre en place le cadre institutionnel garantissant aux médias leurs droits et devoirs, leur indépendance et leur liberté d’expression

- de garantir le débat public, l’égal accès des partis politiques, associations et représentants de la société civile aux médias publics et privés

- de garantir aux journalistes l’accès aux sources d’information, le secret de leurs sources ainsi qu’une protection juridique leur permettant l’exercice de leur profession de manière indépendante et impartiale ;

- de mettre en oeuvre des programmes de formation à l’attention des professionnels de la presse fondés sur un code déontologique et sur une information traitée avec probité ;

- de favoriser la création de sociétés de rédacteurs.

- d’imposer aux opérateurs des médias, notamment audiovisuels, le respect du principe d’égalité de traitement, de pluralisme et de non-discrimination

- de créer des instances de régulation indépendantes dotées des moyens nécessaires et qui garantissent les droits et devoirs des médias.

- d’encourager la création de médias audiovisuels et écrits de proximité afin qu’ils soutiennent l’appropriation, la cohésion sociale, qu’ils aident à l’émergence d’une société civile vigilante.

- de financer par des budgets publics et/ou privés, des organes de presse pour assurer la liberté et la pluralité des opinions ;

- d’encourager le développement d’entreprises audiovisuelles indépendantes

- de favoriser les échanges de programmes entre médias d’information Afrique/Afrique et Afrique/Europe

Cette feuille de route témoigne de l’engagement des partenaires, de la volonté des pouvoirs politiques et de l’intérêt des hommes de médias à assainir le monde de la presse afin qu’il participe à la démocratie et serve au développement des nations.
Pour le commissaire européen en charge du développement et de l’aide humanitaire, Louis Michel, les conclusions de cette rencontre « ont consolidé le rêve de tous les démocrates ». « Nous allons pouvoir demander aux Etats de ne pas censurer les médias ou de ne pas empêcher leur libre fonctionnement et leur indépendance (…) et aux médias de promouvoir l’information de proximité », a-t-il ajouté.
L’Union africaine, de son côté, va œuvrer au suivi de ces recommandations formulées, a insisté son président, Jean Ping, qui a aussi souhaité que « l’information sur l’Afrique soit tout simplement une information la plus juste ».
La Commission de l’Union africaine organisera en janvier 2009 une rencontre aux fins de faire approprier ces recommandations par les Etats membres.

Pour lire les conclusions du forum aller sur :http://www.media-dev.eu/download/Media-dev.eu-FeuilleDeRoute.pdf
Dieudonné LANKOANDE_Bntic

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