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Inauguration de centrale solaire : « A la SGBB, nous transformons le soleil en énergie »

L’inauguration de cette centrale solaire de la Société Générale des Banques du Burkina (SGBB) vient à point nommé en ce sens qu’en ce moment la ville de Ouagadougou connaît une situation de crise d’alimentation en électricité. Toute initiative d’utilisation d’énergie alternative est donc à saluer.

Pour sa part, la SGBB a opté pour l’énergie solaire et elle n’a pas tort, car dans un pays sahélien comme le Burkina, le soleil est ce qui manque le moins.

En effet, comme l’a rappelé Kader Cissé, ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie, parrain de cette cérémonie inaugurale, « le Burkina bénéficie d’un ensoleillement moyen de 5 kilowattheures par mètre carré et par jour et cela, pendant 3 000 à 3 500 heures au cours de l’année ».

C’est donc cette énergie que la SGBB a décidé de capter. Pour cela, avec le soutien de la maison mère, elle a lancé, il y a un peu plus d’un an, cet innovant de centrale solaire, « la plus importante d’Afrique de l’Ouest, mais aussi le projet d’énergie solaire le plus important du groupe Société Générale », a déclaré Patrick Delaille, directeur général de la SGBB.

D’un coût global de 420 millions de FCFA, cette centrale solaire, déployée sur les toits de la banque, occupe une surface de 600 mètres carrés. Elle est composée de 504 panneaux photovoltaïques, de 14 onduleurs et de divers équipements.

La solution retenue est celle d’un système connecté au réseau électrique de la SONABEL (Société nationale burkinabè d’électricité) sans réinjection et sans stockage.

C’est dire que l’énergie produite est directement consommée sans accumulation dans les batteries et que grâce à un système intelligent, l’énergie prioritaire de la banque est la centrale, celle de la SONABEL ne venant que pour combler le déficit.

Selon Patrick Delaille, le coût financier de ce projet sera amorti au bout d’une douzaine d’années. Et comme les installations ont une durée de vie de 25 à 30 ans, c’est dire qu’à terme, « nous réaliserons une épargne sur plus de 15 ans du tiers de nos factures d’électricité ».

Pour le directeur général de la SONABEL, Salif Kaboré, « l’énergie solaire n’est pas l’ennemie de la SONABEl. Et les 35% que la banque ne va pas consommer, nous allons les utiliser pour satisfaire d’autres clients. L’énergie solaire n’est pas un concurrent pour nous ».

Pour le ministre Kader Cissé, il faut encourager une consommation d’énergie plus respectueuse de l’environnement. C’est la raison, a-t-il rappelé, de l’exonération des panneaux solaires importés de droits de douane.

Le ministre a salué le caractère pionnier de cette initiative de la SGBB. Il a alors souhaité à la banque « un bon soleil afin que la centrale puisse fournir le maximum d’énergie que la SGBB attend de son investissement ».

Les travaux de cette centrale ont été réalisés par la société française Photalia (filiale du groupe Vergnet). L’INES (Institut national de l’énergie solaire) de France a été aussi associé au projet.

Grâce à différents capteurs positionnés sur le système et une connexion internet dédiée, l’INES collecte un ensemble de données pour ses études. Faisant ainsi de la SGBB une sorte de première base expérimentale en pays subsaharien pour l’INES.

San Evariste Barro

L’Observateur Paalga

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