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Je forme en France plus de cent personnes dans l’année à l’utilisation de ce logiciel.

Bernard Lafleuriel est un grand dessinateur, passionné de son travail. Evoluant avec son temps très marqué par l’utilisation des logiciels, il manie avec art les logiciels Illustrator et Powerpoint. Venu pour passer quelques jours au Burkina Faso, il a décidé de partager ses connaissances avec les membres du réseau Burkina-Ntic et le personnel de l’association Yam-Pukri. Il se dévoile davantage dans ces lignes qui suivent.

Pour les lecteurs de Burkina-Ntic, qui est Bernard Lafleuriel ?

Pour le commun des Burkinabè, je suis un touriste qui se promène dans la ville, qui fait des achats, qui va au restaurant. Mais je suis au Burkina Faso pour la 4ème fois. Si j’y reviens, c’est parce que j’ai une mission humanitaire dans un petit village à Minissia près de Yako. J’ai fait connaissance avec Sylvestre qui a une association de nouvelles technologies et comme je travaille avec les nouvelles technologies, je lui ai promis des formations pour son personnel et autres stagiaires. Voilà la raison de ma venue pour la quatrième fois ici.

Justement, vous avez voulu faire profiter aux membres du réseau Burkina-Ntic ainsi qu’au personnel de l’association Yam-Pukri, de vos compétences en matière d’utilisation de logiciels. De quels logiciels s’agit-il ?

Le premier logiciel qui est le plus dur et le plus costaud, c’est Illustrator qui est un logiciel de DAO (Dessin Assisté par Ordinateur) qui est fait pour les professionnels de l’édition principalement, donc pour la publication papier. Ce logiciel fait aussi appel au dessin vectoriel qui est très dur à comprendre et à saisir. Le deuxième logiciel sur lequel on a travaillé c’est PowerPoint qui est un logiciel de communication essentiellement fait pour l’écran et pour les projections des diapositives. Dans ma formation je fais à la fois des notions techniques de logiciels et des notions techniques de communication parce que les deux ne vont pas l’un sans l’autre.

Avez-vous le sentiment que les participants ont apprécié cette formation et qu’ils maîtrisent à présent Powerpoint et Illustrator ?

Je pense que c’est une formation qui a été très profitable parce qu’il y avait des besoins assez importants. Dorénavant, les personnes formées pourront éviter de passer par des intermédiaires qui leur raconteront peut être n’importe quoi je ne sais pas. Même s’ils ne maîtrisent pas le logiciel dans sa totalité, ils savent au moins ce qu’ils peuvent faire avec et c’est très important de maitriser toute la chaine graphique. On connaît les contraintes qu’il y a avec les imprimeurs par exemple. PowerPoint c’est tout à fait autre chose. C’est vrai qu’il y a aussi des notions de graphisme à connaître. Je me suis plutôt appesanti sur les subtilités de ce logiciel. Comment éviter les montages linéaires ou comment passer 50 diapositives sans s’arrêter comme si on était dans la configuration d’une page web. On se promène dans son montage et c’est très profitable parce qu’on peut faire des niveaux d’explications différents selon le public.

S’il y a un dernier conseil que vous voulez prodiguer aux apprenants, que leur recommanderiez-vous afin qu’ils s’approprient ces deux logiciels ?

Il faut pratiquer. Quand on suit une formation, il faut avoir tout de suite des projets. Je demande souvent si les gens ont des projets en cours pour qu’on travaille sur ceux-ci. Quand il n’y a pas de projet ce n’est pas grave. Ils viennent très vite les projets à faire aussi bien pour les publications que pour les affiches et les présentations. J’ai remarqué parmi les gens qui étaient là qu’il y avait toujours une préoccupation derrière cet intérêt porté à la formation, sinon ils ne viendraient pas. Il faut pratiquer et dialoguer avec d’autres gens pour la partie impression ou pour la partie communication. Dans un projet, il y a la partie conception quand il s’agit de Powerpoint, la réalisation et l’impression pour la partie illustrator. Il faut être à la fois performant dans la conception, c’est un travail d’équipe.

Quelles appréciations faites-vous du travail fait par le réseau burkina-ntic d’abord, et par l’association Yam-Pukri ensuite ?

Si je suis ici, ce n’est pas par hasard. Depuis la France, je regarde ce que fait l’association et c’est formidable. Le fait de venir ici pour vous donner un coup de main, c’est pour vous encourager à continuer dans l’action. Peut-être que d’autres gens viendront pour d’autres logiciels ou peut-être que je reviendrai aussi pour perfectionner les acquis des personnes formées. Comme j’aime bien revenir ici, ce sera l’occasion pourquoi pas de joindre l’utile à l’agréable.

Quelle place occupe Illustrator et Powerpoint dans le quotidien de ceux qui utilisent l’ordinateur chez vous en France ?

Illustrator est un logiciel un peu à part. Il est surtout destiné aux dessinateurs, aux arts graphiques, aux arts décoratifs. Les étudiants de ces disciplines, utilisent beaucoup Illustrator. Quand je fais des formations à l’université sur ce logiciel, j’ai très peu de personnes qui viennent parce que c’est un logiciel assez difficle. Par contre Powerpoint, tout le monde l’utilise. On dit souvent qu’on ne fait pas une présentation, mais on fait un powerpoint. On peut utiliser d’autres logiciels pour faire sa présentation, mais on dit toujours qu"on va faire son powerpoint" . A l’université, c’est sûr que pour les cours, les professeurs, les administratifs, les medecins, tout le monde utilise Powerpoint. Les étudiants pour faire leur présentation de diplôme de MASTER utilisent Powerpoint ou un logiciel équivalent. Je forme en France plus de cent personnes dans l’année à l’utilisation de ce logiciel.

Vous repartez bientôt en France votre pays d’origine. S’il vous arrivait de revenir au Burkina Faso, seriez-vous prêts à renouveler l’expérience ? Si c’est le cas, quelles facettes de la publication assistée par ordinateur alliez-vous faire découvrir aux membres du réseau Burkina-ntic ?

Ce sera selon la demande. S’il y a besoin par exemple de perfectionnement, on peut aller plus loin pour ceux qui ont déjà suivi la formation d’avant. Sinon, je suis prêt à refaire de l’initiation pour d’autres gens extérieurs à l’association Yam-Pukri. Je connais d’autres logiciels qui font partie de la fameuse chaîne graphique, qui sont Photoshop qui permet les retouches d’images. Il y’ a Indisign qui est un logiciel de PAO (Publication Assistée par Ordinateur). Ces logiciels marchent ensemble comme on l’a vu avec Powerpoint, Excel et Word. C’est bien de savoir ce que la famille peut faire. Je fais de la communication pour les scientifiques principalement. C’est quand même un domaine particulier. Pour moi, c’est bien d’aller dans d’autres domaines de vulgarisation pour apprendre à faire une affiche, pour apprendre à dessiner.

Entretien réalisé par Marie Laurentine Bayala et Jean-Pierre Boussime

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