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L’UNESCO au secours de Radio Burkina : 12 millions de Fcfa pour aider à numériser les archives sonores

mercredi 25 novembre 2009

La radiodiffusion du Burkina a reçu, le mardi 24 novembre 2009 de l’UNESCO, du matériel d’une valeur de 12 millions de F CFA pour la numérisation de ses archives sonores.

La mémoire collective audio du peuple burkinabè est en péril. Ce cri du cœur du directeur de la radiodiffusion nationale du Burkina, Ouezzin Louis Oulon, a été entendu par la commission nationale de l’UNESCO. L’institution onusienne a en effet offert le mardi 24 novembre 2009 à la radio nationale, du matériel pour la numérisation de ses archives sonores.

Constitué de deux serveurs IBM, de deux disques durs, d’un logiciel système, de trois onduleurs,... le don est évalué à 12 millions de F CFA. "Depuis les années 1950 à nos jours, les archives de la radio sont dans un état déplorable. Il est donc normal que l’UNESCO réagisse à une telle préoccupation des responsables", a expliqué le secrétaire général de la commission nationale pour l’UNESCO, Ahmed Baba Soulama.

Le directeur de la radio nationale, Ouezzin Louis Oulon, satisfait du don, a reconnu que c’est le plus important jamais acquis pour le service des programmes, des archives et de la documentation de sa structure. Pourtant, ce service d’archivage traverse des moments critiques, à en croire les premiers responsables de la radio. "Nous avons trouvé une bandothèque où des bandes sont complètement brûlées sous la pression de la chaleur, irrécupérable à tout point de vue. Comprenez notre peine devant la menace qui pèse sur la mémoire collective du peuple burkinabè, que sont les archives sonores de radio Burkina", a avoué Ouezzin Louis Oulon.

A l’endroit des donateurs, il leur a signifié qu’ils ont investi dans un secteur très stratégique dont le bénéfice pour la nation burkinabè est incommensurable. Car selon Ouezzin Louis Oulon, l’on a recours chaque fois à Paris pour les archives de la période coloniale, mais pour celles des temps présents, si on n’y prend, on ne retrouvera rien dans quelques années parce que la France n’est pas encore là pour les archiver. Embouchant la même trompette, le président du conseil d’administration de la RTB, Salifou Belem a assuré que le matériel permettra de mettre à la disposition des journalistes, des chercheurs, des étudiants,... des archives sonores de bonne qualité. Mais tous reconnaissent malgré tout que beaucoup d’efforts restent encore à fournir.

"Avec ce que nous avons reçu, nous commencerons à numériser les archives récentes. Car la numérisation des archives de radio Burkina nous demande un investissement de 328 500 heures, l’équivalent de 13 687 jours, soit 37 ans pour rattraper les 50 ans d’archives", a estimé le directeur de la radio, Ouezzin Louis Oulon. Or le temps presse et les archives se dégradent à un rythme très rapide.

C’est pourquoi les responsables de la radio ont encore sollicité l’appui de leur généreux bienfaiteur du jour ainsi que celui des autres partenaires, afin de renforcer les équipements pour ramener à 5 ans au lieu de 37 ans, le temps de numérisation des archives sonores de la radio qui "réduit les distances".

Sié Simplice HIEN http://www.sidwaya.bf/spip.php?article134

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