Publicité
Autres articles
Recherche

Lancement du premier satellite africain : Ouagadougou pour scruter le ciel
Ouagadougou a abrité le 16 mars 2007 une réunion des directeurs généraux des pays signataires de l’organisation régionale africaine de communications par satellite (RASCOM). Si la phase de construction du satellite africain est déjà terminée, reste maintenant l’étape de lancement sur laquelle l’organisation peine à boucler le financement.
Les 44 pays africains membres du RASCOM sont sur le point de prendre leur envol pour entrer dans le club fermé des nations disposant de satellites. Une volonté de s’affranchir de la tutelle technologique de l’Occident par lequel transitait l’ensemble de leur trafic dans le domaine des télécommunications.
D’un coût de réalisation estimé à plus de 62 milliards de francs CFA, l’ambitieux projet se heurte aujourd’hui à des difficultés de financement. La construction du satellite terminée, reste maintenant son lancement et sa mise en orbite, prévu d’ici à la fin de l’année. C’est sur cette deuxième phase de l’opération que se sont penchés les directeurs régionaux de l’organisation en vu de l’élaboration d’une feuille de route pour le bouclage financier : il nous reste encore des efforts non négligeables à consentir pour la mobilisation des ressources additionnelles dont nous avons besoin pour couvrir l’assurance et acquérir les équipements au sol »,a rappelé le ministre burkinabé des Postes et Technologies de l’Information et de la Communication, Joachim Tankoano. Puis d’annoncer dans la foulée : « Cette situation qui risque d’induire de nouveaux retards dans l’exécution de notre projet est liée en partie au fait que malgré les relances répétées , la majorité des signataires n’a pas respectée les engagements pris vis-à-vis de RASCOM ».
Depuis octobre dernier, un comité a été mis en place pour réfléchir sur la stratégie de mobilisation des 15,5 millions de dollars US du besoin de financement. A terme, la mise en service du satellite RASCOM devrait permettre d’améliorer l’interconnexion entre pays africains, l’économie de plus de 900 millions de dollars US par an, montant représentant les frais de transit, l’intégration des zones rurales à la société mondiale de l’information puis, et ce n’est le moindre des avantages, la baisse des coûts des appels téléphoniques
D’après le journal l’Observateur Paalga N°6850
