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Le "blanc"de CSD/PTT

lundi 19 août 2002

image 140 x 186 Alain Roblin Demont est de l’association CSD/PTT (Coopération solidarité Développement ) une association qui regroupe des agents de la poste et de France telécom, des agents bénévoles qui oeuvrent dans la coopération et l’entraide des peuples dans le domaine des télécommunications , de la poste et des nouvelles technologies.

Dans quel cadre se situe votre séjour au Burkina Faso ?

Mon séjour rentre dans le cadre d’une convention qui a été signée entre CSD/PTT et Yam-Pukri qui a pour but principalement de renforcer les capacités de Yam-Pukri ,…Je suis venu pour la formation des formateurs de Yam-Pukri , principalement dans le domaine des réseaux et de tout ce qui touche aux technologies internet, les bases du réseau et aussi le développement de pages Html, l’installation d’un serveur web , la programmation en Php et l’utilisation de spip, (un outil de publication automatisé sur Internet) .

Quels sont vos appréciations sur le déroulement de cette formation ? Mes impressions sont extrêmement positives, déjà j’ai reçu un accueil qui était au-delà de ce que j’aurai pu imaginer .La formation s’est très bien passée ; les stagiaires étaient extrêmement attentifs.

Que pensez vous du travail initié par Yam-Pukri au Burkina dans le domaine des NTICs ?

Ce que je pense bord c’est que pour le peu que j’ai vu( je ne connais pas bien ni l’Afrique ni le Burkina) ça me paraît être une initiative extrêmement originale ; à la fois dans la manière de voir les choses et surtout son caractère social, avec des tarifs que je trouve relativement compétitifs et abordables pour chacun tout en n’étant pas gratuit .

Quel est le public cible privilégié pour CSD/PTT, vos actions sont-elles tournées seulement vers L’Afrique ou travaillez vous partout dans le monde et aussi en France ?

Disons que historiquement le CSD/PTT c’est tourné vers l’Afrique Francophone , (le Mali, le Niger, le Madagascar, le Burkina ), et d’autres pays d’Afrique. Cela vient en fait de la personnalité des fondateurs qui étaient attirés par l’Afrique, et compte-tenu aussi du fait que l’organisation ne peut pas avoir un champ d’action étendu car elle est composée de bénévoles .Il vaut mieux cibler et travailler parce que c’est extrêmement difficile d’avoir des contacts notamment dans le domaine de la téléphonie .Donc c’est mieux d’être dans très peu de pays, sachant que une fois la machine lancée , on pourra se développer dans d’autres pays. Nous avons des contacts au Mali notamment ,on a commencé aussi à avoir des contacts avec des agents d’ opérateurs au Niger et au Sénégal je crois .

Que pensez-vous de ce concept qui est développé, on parle beaucoup d’Internet comme outil de développement pour l’Afrique ?

A mon avis Internet est un moyen et non une fin en soi, c’est simplement un moyen de développement au même titre que l’éducation , les infrastructures routières et sanitaires , c’est donc un moyen supplémentaire indispensable pour la vie d’aujourd’hui. La seule chose qui manque pour Internet notamment au Burkina ce sont les infrastructures ,et sans infrastructures de télécommunications Internet ne pourra pas se développer hors des grands centres comme Ouagadougou , Bobo ou de tout autres centres où il y a un accès relativement facile au téléphone . C’est une démarche indispensable que doit favoriser à la fois le gouvernement mais aussi toute la société civile et les organisations.

Internet n’est-il pas un nouveau moyen pour les pays devéloppés de mieux exploiter l’Afrique ?

Je pense que c’est parcellaire. C ’est évident qu’il y a des intérêts économiques pour l’entrée de l’Afrique dans Internet c’est sûr déjà pour ceux qui vendent tout ce qui a trait aux infrastructures du réseau ,c’est vrai aussi pour ceux que vendent de la bande passante. mais cela a été aussi vrai en Europe. Pour ce qui concerne les bases de données c’est partagé parce qu’il y a quand même énormément de choses qui sont gratuites mêmes en Europe, aussi bien des outils que des informations ,il y a des bibliothèques entières qui sont gratuites , et ce qui est payant de nos jours était gratuit au départ c’est au fur à mesure de la solidité de la réputation des bases de données que c’est devenu payants, donc je pense que l’Afrique pourrait commencer de manière gratuite et ensuite à partir du moment où elle deviendra crédible , elle pourra commencer à faire payer. Je pense que c’est une étape ,il faut d’abord être crédible.

ITW réalisé par T.SOMDA

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