
Le coordonnateur de Mali NTIC rend visite à Burkina NTIC
Dans le cadre du programme Peer assist, un projet d’échange et d’entraide entre les réseaux de l’IICD, Filifing Diakité, journaliste à radio Guenda au Mali et coordonnateur de Mali NTIC a effectué une visite de travail du 15 au 22 août dernier avec les membres de Burkina NTIC.
Les échanges qui se sont déroulés au siège de Yam Pukri ont tourné autour du fonctionnement des deux réseaux. En marge de ces échanges, Mr Diakité a donné une formation sur un logiciel de traitement de son et bénéficié d’une formation en gestion de site web et vidéo numérique. Au terme de sa visite, il nous livre ses impressions...
Quel est le but de votre visite au Burkina Faso ? DF : Ma visite s’inscrit dans le cadre de l’échange de connaissance entre les réseaux de l’IICD. Avec le programme PEER assit, les réseaux peuvent envoyer des collègues pour voir un peu comment les autres travaillent. Donc je suis là pour renforcer mes capacités et voir comment la coordination de Burkina NTIC fonctionne.
Quels sont les acquis, les outils de travail, quelles sont aussi les contraintes et les difficultés rencontrées, Concrètement en quoi ont consisté ces séances de travail ? DF :J’ai appris à mettre du contenu sur notre site web et a utilisé un logiciel de montage vidéo. Nous avons échangé autour de nos expériences respectives avec le coordonnateur de Burkina NTIC aussi avec certains membres du réseau. Compte tenu de notre expérience au mali avec les Médias, j’ai pu conseiller mes collègues Burkinabès sur le volet communication et marketing comment collaborer avec les journalistes surtout la télévision et donné aux partenaires de Yam pukri une formation sur un logiciel de son.
Quelles sont vos impressions après cette visite ? DF :Je suis satisfait de mon séjour car les raisons pour lesquelles je suis venu ont été tous atteints. J’ai même commencé à mettre des articles sur notre site.
Quels sont les différences que vous avez perçu entre Burkina NTIC et Mali NTIC DF :Yam Pukri est une grande organisation qui abrite Burkina NTIC. Au Mali nous venons de mettre en place la structure à travers le nouveau réseau pour abriter Mali NTIC ce qui veut dire qu’ eux sont déjà en avance et que nous devrions travailler pour être aussi une grande organisation. Yam Pukri aussi continue de travailler pour mieux organiser les membres du réseau par secteur. Nous comptons nous lancer sur cette voix. Mais en gros nos difficultés sont les mêmes. Les membres ne s’impliquent pas beaucoup, donc la coordination est obligée de travailler beaucoup alors qu’elle n’a pas beaucoup de moyens.
Vous avez rencontré quelques membres du réseau lien, quel bilan pouvez vous nous en faire ? DF :Dans l’ensemble c’est surtout le manque de temps et la non compréhension des objectifs du réseautage qui peuvent empêcher les membres de s’impliquer véritablement dans l’exécution des activités. Surtout certains membres avouent être très occupés et ne pas pouvoir réagir sur la liste. Au Mali c’est pareil les gens veulent mais ils n’arrivent pas à s’impliquer véritablement dans l’exécution. Ce qui est dommage au Mali, très souvent les mêmes personnes se plaignent de ne pas être au courant de certaines choses. Donc quelque part, il y a une volonté affirmée et affichée mais dans la réalité les gens n’arrivent pas à tenir leurs engagements. Avez vous eu des ébauches de solution à ce problème ? DF :Actuellement on essaye de mettre toutes les informations sur la liste. Je suis aussi entrain de former une équipe qui se chargera de mettre du contenu sur le site. Maintenant que je suis capable de mettre les informations en ligne à notre niveau cela va lever certaines difficultés, car auparavant c’était notre fournisseur d’accès Internet qui était chargé de le faire. Je suggère à Burkina NTIC d’organiser souvent des sessions de formations en écriture web, en collecte d’informations en utilisation d’appareils numérique et traitement d’images. J’ai constaté que les articles ne sont pas assez fournis en image. Quels conseils avez vous à prodiguer aux jeunes par rapport aux nouvelles technologies ?
DF :Pour les jeunes, il y a beaucoup d’opportunités dans les nouvelles technologies. Il y a de nouveaux métiers à apprendre. La maîtrise d’un appareil photo numérique, un logiciel de son ou d’image peut procurer de l’argent. Pour les scolaires la maîtrise de ces NTIC peut aider à multiplier les sources de connaissances. Personnellement j’ai commencé avec un simple dictaphone mais au fil du temps, je suis devenu un acteur des NTIC au Mali. Grâce à mes reportages sur les NTIC, j’ai beaucoup voyagé et tissé pas mal de relations. Aujourd’hui je travaille selon les normes internationales avec le logiciel de son ce qui m’a permis de remporter des prix.
Dans le cadre de votre projet mettez-vous un accent particulier sur l’implication des jeunes ?
DF :Il n’y a pas un volet exclusif pour les jeunes dans le cadre du projet Mali NTIC, chacun a la possibilité d’adhérer car les projets s’inscrivent dans un cadre tracé par le gouvernement du Mali à travers le ministère de la communication et des nouvelles technologies. Ce plan met l’accent sur l’implication des jeunes. Mais pour des raisons organisationnelles et institutionnelles les jeunes n’arrivent pas à saisir les opportunités. Je viens d’ initier une petite idée que j’appelle les web trotteurs, ce sont des jeunes que j’ai identifié et que je forme à couvrir les évènements NTIC, à prendre des photos, à filmer.. Votre dernier mot DF : C’est surtout des mots de remerciements et d’encouragements à tous. Nous sommes liés par le programme de l’IICD, nous allons continuer d’échanger ; au-delà, c’est des relations de partenariat désormais établies. C’est à travers le partage de connaissance que nous pourrions développer nos pays. Sans cela, l’Afrique ne peut pas s’en sortir, car nous n’avons pas souvent les moyens de payer les charges de formation. Sans une certaine solidarité et entraide dans le cadre des partenariats il nous serait difficile de renforcer nos capacités.
Propos recueillis par ROUKIATOU Ouédraogo de BURKINA NTIC
