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Le réseau Burkina-NTIC fait une halte pour réfléchir à son avenir
Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) constituent un phénomène mondial de sorte qu’on ne peut plus s’en passer. Si l’on veut que ces TIC accélèrent le processus de développement dans les pays africains, il est nécessaire que l’on développe une démarche d’appropriation judicieuse. Au Burkina Faso comme partout ailleurs, la création de réseaux d’échange afin de promouvoir les TIC pour le développement fait légion. Née du programme LIEN (Local Information and Exchange Networking) de l’Institut International pour la Communication (IICD), le réseau Burkina- NTIC est entrain de faire son petit bonhomme de chemin. Crée en juillet 2002 ce réseau d’échange d’information et de partage de connaissance sur les NTIC est coordonné par l’association Yam Pukri. Il est constitué par un noyau d’ONG et de personnes travaillant dans le domaine des TIC et du développement dont une bonne partie relève du cercle des partenaires de l’IICD au Burkina Faso.
Un bilan à mi-parcours
Après trois années de dur labeur, les membres du réseau se sont arrêtés pour faire un bilan à mi-parcours. La rencontre s’est tenue du 21 au 23 juillet 2006 à l’auberge les Cocotiers (Route de Saponé). Sous la conduite de François Laureys chargé de programme projet pour le Burkina et le Mali, et Sylvestre Ouédraogo, coordonnateur du réseau Burkina NTIC, les participants ont pendant ces 48 heures passé au crible les acquis, les difficultés et les perspectives du réseau. Etaient également de la partie, Augustin Van der Krogt, responsable programme pays à IICD et Miep Lenoir, la nouvelle chargée du programme partage de connaissance pour le Burkina Faso.
Principal animateur de la rencontre, François Laureys a donné le coup d’envoi de la rencontre par un mot de bienvenu. Il a tenu à remercier tous les participants qui ne ménagent aucun effort pour animer le réseau depuis quatre (4) ans. Par la suite il procédera à la présentation du programme des quarante huit heures de réflexion avant de passer la parole aux séminaristes pour se présenter. Après une séance de présentation réciproques des uns par les autres les participants se sont vites rendus comptes du cordon ombilical qui les lient.
Beaucoup de fierté TIC
Au terme de cette tour de table, il a été demandé aux participants de se mettre en groupe et de partager leur fierté TIC (c’est-à-dire une expérience qu’ils ont vécu grâce au TIC et qui restera gravé pendant longtemps dans leur mémoire). Après avoir échanger et partager dans des groupes de trois et quatre ces expériences ils se sont retrouvé en plénière pour le même exercice. Hommes de terrain et avertis des potentialités de ces nouvelles technologie de l’information les expériences étaient les unes aussi intéressant que les autres.
Ces échanges ont permis aux participants de se rendre compte de leur apport personnel dans le processus de développement du Burkina Faso. Je suis membre de l’association des femmes Pag-La- Yiri, récemment j’ai été désigné pour aller représenter notre association à une rencontre en France. Lors d’une ballade avec nos partenaires européens j’ai demandé à aller dans un cybercafé pour consulter ma boîte électronique. A ma grande surprise les 3 dames blanches qui étaient avec moi ne connaissaient pas le mail. Elles sont donc venues avec moi et quand je leur ai expliqué le principe du mail elle m’ont demander de créer aussi des compte pour elles témoigne tout fièrement Félicité secrétaire à l’Association des femmes Pag La Yiri .
Quand à Palé Clovis, président de l’association Accès des Jeunes aux NTIC (AJNTIC ) basé à Bobo -Dioulasso, sa fierté est qu’il a pu mettre son village sur la toile mondial. Il a créé un site web pour son village. A travers ce site il montre au monde entier les potentialités et le travail des braves hommes et femmes de sa région. Aujourd’hui grâce à cette initiative des partenariats de développement sont entrain de naître entre son village et des régions européennes.
Au terme de cette étapes, les participants ont également réfléchit avec qui ils pouvaient ou voulaient partager ces expériences. Et aussi pourquoi ils voulaient le faire. Il ressort de cette analyse que ces expériences devraient premièrement être partagé entre acteurs oeuvrant dans le même secteur. Secondo, entre des acteurs s’intéressant aux TIC pour le développement et afin avec les décideurs politiques. Tout cela dans l’optique de promouvoir les TIC pour le développement.
Ces multiples séances de travail ont permis aux unes et aux autres de savoir qu’ils ont beaucoup de chose à se donner et à recevoir. Les participants se sont quittés pour la première journée sous une note de satisfaction. Avec ces exercices j’ai connais mieux les membres du réseau et surtout comment nous pouvons profiter de leurs expériences. Toutes les expériences que j’ai entendues me donne des idées. Je profiterai de l’occasion pour rentrer en contact avec ceux dont les expériences m’ont impressionné pour voir dans quelles mesures nous pouvons en profiter souligne Mme Barry de la Fédération des Producteurs Professionnels Agricoles de la Sissili (FEPPASI).
Le point sur le réseau
Pour la seconde journée l’honneur est revenu au coordonnateur de faire le point sur la vie du réseau. Il est ressorti de sa présentation que le réseau après trois ans de dur labeur a remporte beaucoup d’acquis. De sortes que les multiples activités de Burkina-NTIC se sont soldées entre autres par : • Une prise en compte du réseau dans la vie des TIC au Burkina Faso (invitation ou implication du réseau dans les rencontres nationales et internationales). • Participation a des études et à des débats sur les TIC au niveau national et international • Fortes visites du site web par des burkinabés environ 400 visites par jour • La création de groupe thématique (TIC et éducation et TIC et agriculture) • Une appropriation des TIC par une recherche locale de solutions objets s’inspirant de l’artisanat burkinabé • Le réseau conseil et appuie des structures d’une façon permanentes • De nombreuses distinctions internationales de plusieurs membres du réseau grâce à leur production TIC en relation avec le réseau • Utilisation de certaines innovations du réseau par d’autres structures.
Au delà de cette satisfaction globale le réseau a connu tout de même certaines difficultés. Ces problèmes sont liés à la non compréhension du rôle du réseau par certaines partenaires. En effet le concept de Burkina NTIC c’est d’être une plate forme d’échange et de partage entre des personnes rodées en matière de TIC pour le développement. Mais vu l’aspect nouveauté du concept des TIC dans notre pays on se retrouve entre acteurs toujours en quête. Il faut donc jouer a l’intermédiation dans ce cas en travaillant à recueillir les expériences par d’autres personnes auprès des membres du réseau dira le coordonnateur.
En terme de perspectives, nous allons œuvrer pour le renforcement des groupes thématiques naissants. Mais aussi mener des activités pour consolider et pérenniser nos acquis ajoute Sylvestre Ouédraogo.
Au terme de cette présentation les participants ont pu suivre le rapport d’activités vidéo du deuxième trimestre 2006 du réseau. Cette innovation a impressionné plus d’un.
Les conclusions de l’atelier
Les travaux ont pris par la mise en place de trois groupes de travail. Il s’agit du groupe TIC et éducation, du groupe TIC et agriculture, et du groupe burkina-NTIC. Chaque groupe devrait continuer le travail afin d’arrêter un programme d’activités pour 2007. La rencontre bilan est prévue pour Septembre 2006.
Roukiattou Ouédraogo Burkina NTIC
