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Les TIC : à prendre ou à laisser

mardi 17 février 2009

Je suis toujours impressionné par notre façon de croquer les TIC à yeux fermés, tellement fermés que nous sommes incapables de nous rappeler comment on vivait sans, sans le téléphone mobile, sans l’Internet, sans... Pourtant, on vivait, on avançait, mais actuellement, on semble cavaler tellement vite que l’on ne peut plus de reposer, plus apprécier le chemin que l’on fait. Quand je vois que nous avons presque oublié la télévision, les nouvelles technologies des années 70 ( objet de luxe d’antan et décor de la personne normale aujourd’hui), le téléphone portable ( hier, outil de distinction social, aujourd’hui, plus important que les céréales auxquelles on troque pour...) On prefère dormir à jeun plutot que de ne pas allumer son téléphone mobile.

Notre force de sous utilisation du potentiel existant va de pair avec notre croyance que la technologie de demain nous permettra d’être plus efficace. mais comme tout le monde semble l’utiliser, ca revient au même. Englués dans les courriers électroniques, les réseaux virtuels, je me demande ce que signifie le mot travail quand il y a coupure de courant, quand nous allons à une conférence et on annonce que le WIFI ne marche pas : être toujours là où on met pas, c’est notre force. Assister à une conférence au japon et allumer son WIFI pour échanger avec Dakar et ainsi de suite. Dakar ne me pardonnera pas si ne lui envoie pas le dossier à temps et Paris me comprendra pas que je ne réagisse pas vite au dernier courriel... Attention, sortir sans ses nouveaux grelots que sont les clés USB, plus précieux que les clés de la maison va vous creer des problèmes : j’ai oublié mon fichier., entend ton le plus souvent...

Je me demande pourquoi on n’utilise pas à fond des technologies comme le télétexte pour passer certains messages puisque le nombre de téléviseurs est plus élevé que le nombre d’ordinateurs. Est-ce une technologie très compliquée à mettre en œuvre ? , je n’ai pas encore vu une chaine africaine l’utiliser alors qu’il en existe des centaines en Europe qui l’utilise et il existe meme des sites webs en format teletexte.. Dans le domaine de l’éducation et de la simple information, je pense que ca peut servir.

je suis toujours sidéré que je vois que l’on se plaint en Afrique de manque de ci de ca et quand je vois les milliers de cartes de recharges prépayées imprimées dans du papier luxe alors que l’on pourrait passer des messages importants comme des notes de cours, tables de multiplications...

Je ne comprends rien que je vois pleins de documents non numérisés et on rêve que chaque gosse va frimer avec un OLPC en classe. Oui, c’est vrai, mais avec quel contenu ?

Tout le monde semble connaître l’Internet, mais poser une question : possède tu un site web ?, on te répondra Oui, mon adresse est monsieurtoutlemonde@yahoo.fr

Vivement que nous apprenons la combinaison des techniques et non leur usage isolés, loin de toute forme d’intégration et de cohésion...

Sylvestre ouédraogo

Forum de l'article

  • Les TIC : à prendre ou à laisser
    19 février 2009, par Adama KABORE

    Mon cher Sylvestre,vous aviez fait une analyse pertinente et pleine de sens. Les Africain sont en majeure partie de veritables consommateurs. Si bien que l’on consomme aveuglement...

    Comme les fabricants ont compris notre topologie, après avoir conquis un marché important chez eux (en occident) et que le marché devient saturé je veux dire une concurence accrue, ils se retournent vers l’Afrique. Un autre débouché à écouler ses stocks...

    La créativité est l’unique chose pour avancer. Tant que les technologies ne seront pas adaptées ont contexe de vie des Africains les choses iront toujours en ralentie, sinon pas. Il faudrais maximiser sur les initiatives locales.

    Effectivement les gens sont entrés dans le monde de l’Internet avec les deux pieds. Beaucoup sont de cela qui ne savent pas la différence entre site web et adresse électronique. Hors pourtant chacun de nous est capable de créer un site (blog), ne se reste que écrire l’histoire de ses parents ; son parcour scolaire ; universitaire et que sais-je encore... Comme vous l’aviez sû bien le dire lors de la formation sur SPIP :"c’est en écrivant que l’on devient écrivain..." Même si chaun de nous a un ordinateur à la maison, encore faut-il savoir comment l’utiliser. Ils sont nombreux ici qui couvrent leur machine à chez eux parce qu’ils n’ont pas encore Internet. Comme si sans Internet l’ordinateur n’est que de la ferrail.

    Selon moi, je crois que c’est une question de sensibilisation, d’information, d’organisation de conférence par ci par là. Celà permettrait au population de s’ouvrir d’aventage sur les TIC et de même comment ils peuvent évoluer avec...

    Adama KABORE


    • Les TIC : à prendre ou à laisser
      26 février 2009, par Benjamin SIA

      Bonjour, très bon article. Mais il faut cependant tenir compte du contexte. Parce que nous sommes de plus en plus accro de la nouveauté et on ne prend le temps d’exploiter pleinement les possibilités offertes par les anciens outils avant d’intégrer celles des nouveaux.

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