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Les pionniers du web rural au Niger forment des gestionnaires de contenus web.
Si au Burkina on se plaint que les ONG et associations de développement ne sont pas trop présentes sur la toile, il faut dire que les structures faitières du Faso ont une avance de 10 ans en moyenne sur le Niger en ce qui concerne l’accès aux outils numériques et en particulier aux outils web. Il existe pourtant des structures dynamiques qui sont très actives sur le terrain au Niger et qui font des travaux innovants. Malheureusement, ces efforts restent localisés et les rapports et autres documents sous format papier dans des tiroirs et autres étagères des organisations, si ce n’est simplement dans les têtes de ceux et celles qui les ont rédigés. Le Burkina a eu la chance avec des organisations intéressées sur cette question depuis plus de 10 ans comme IICD (l’Institut International pour la Communication et le Développement) le CTA (le Centre Technique de Coopération Agricole), l’UNESO, la MAE France, la FAO et bien d’autres institutions de concert avec le gouvernement pour construire un web rural.
Pour le cas du Niger, le projet Capitalisation de la FAO lutte depuis deux ans pour rendre visible les efforts de développement effectués au Niger au niveau des structures faîtières. Gilles Mersadier, expert en gestion de connaissances et genre, rêve d’organisations faîtières fortes et numérisées depuis fort longtemps et ne ménage pas ses énergies sur la question. Grâce à ses efforts, des dizaines d’organisations en Afrique de l’Ouest ont pu faire leur baptême de sites web. Son travail au sein de l’équipe du projet Capitalisation de la FAO a sans doute contribué à cet élan au Niger.
Ces efforts semblent couronner de succès avec la mise en ligne de plusieurs sites web dont celui très dynamique du réseau des chambres d’agriculture du Niger (www.reca-niger.org), sans compter celui du projet capitalisation lui-même (www.capitalisation-bp.net).
Le projet Capitalisation a organisé une formation en gestion de contenu web du 21 au 22 avril 2011 à Niamey, pour former le personnel des organisations dont les sites web sont très avancés (le projet IARBIC www.iarbic.net et l’ONG VIE www.viebayra.net et renforcer le personnel du projet Capitalisation.
Il faut préciser que pour simplifier la gestion des contenus et le travail en réseau entre les différents gestionnaires de sites web, un seul CMS (Content Management System, en français système de gestion de contenus) a été utilisé. SPIP a été préféré pour sa simplicité et sa forte communauté francophone (www.spip.net).
Pendant les deux jours, les participants et les participantes se sont familiarisés avec l’interface d’administration, la publication d’articles, d’images et de son. Plusieurs ont trouvé le principe de publication fort simple et pensent qu’ils n’ont plus d’excuses quand les informations ne seront pas actualisées régulièrement sur leurs sites web. Une plateforme web a été mise en ligne pour la formation afin que chacun et chacune puissent se tester pendant et après le formation (http://formationweb.agriculture-ele...
D’autres organisations, dont les sites sont encore en chantier seront bientôt formées : la Fédération des Coopératives Maraîchères du Niger (http://fcnm.nigerdev.org) et la Fédération des Unions de Coopératives Rizicoles du Niger (http://fucopri.nigerdev.net )

Selon un des formateurs, Ouédraogo Sylvestre, celui qui sait utiliser un courriel peut publier une information sur le net. Il doit veiller cependant à publier des informations qui sont intéressantes et surtout éviter des fautes et des copier-coller de travaux sans en informer la source ou en avoir l’autorisation.
Pour assurer la pérennité du dispositif et éviter que les sites web meurent après la fin du projet, une contractualisation sera faîte entre l’association Yam Pukri, concepteur des sites et hébergeur pour les aspects techniques, une équipe locale à Niamey pour le suivi rapproché des acteurs (assistance pour la gestion des contenus et la numérisation des documents) et enfin, les bénéficiaires qui sont les organisations locales.
Vivement que les organisations s’approprient ce nouveau moyen de publication d’informations pour mieux diffuser les connaissances et les expériences multiples.
Pour en savoir plus, voir :
Capitalisation des bonnes pratiques
Intensification de l’Agriculture par les Boutiques d’Intrants Coopératives
Réseau national des chambres d’agriculture du Niger
Volontaires pour l’intégration éducative
Sylvestre Ouédraogo
Coordonnateur Réseau Burkina-ntic
