Publicité
Autres articles
- Gestion comptable des projets : "Tamaou", un logiciel libre présenté aux gestionnaires
- Les gestionnaires de la liste de discussion TIC-genre BF en conclave
- IICD arme ses partenaires en milieu rural de techniques de base en maintenance informatique
- Les responsables des projets TIC soutenus par IICD réfléchissent à la pérennisation de leur initiative
- Burkina NTIC renforce les compétence de ses membres sur les outils du web2.0
Dans la rubrique
- De la documentation sur le karité à ASY
- Annonce des projets présélectionnés dans le cadre du 3e appel à candidature de GenARDIS
- IICD arme ses partenaires en milieu rural de techniques de base en maintenance informatique
- Électrification rurale : Court-circuit en rase campagne
- Atelier sur la communication de l’information climatique aux communautés rurales
Recherche

Les producteurs au cœur de la modernité
Au Burkina Faso, la vue d’un paysan en face d’un ordinateur peut paraître incongrue voire ridicule, dans la mesure où pendant longtemps, il a été perçu comme celui qui ne sait ni lire ni écrire et qui est sous-informé. Aujourd’hui, la Fédération des professionnels agricoles de la Sissili (FEPPASI) entend mettre fin à cette image dévalorisante de l’agriculteur. Depuis 1998, date de sa création, la FEPPASI a entamé avec l’ensemble des producteurs sissiliens, une marche décisive vers la modernité.

- Le président de la FEPPASI, Moussa Joseph Dagano.
Malgré les pénibles travaux champêtres, les producteurs de Léo se donnent le temps de se mettre au diapason des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).
Le président de la FEPPASI, Moussa Joseph Dagano trouve que les nouvelles technologies ne doivent plus être la seule propriété des intellectuels. Ainsi, Moussa Dagano, avec quelques leaders paysans, sensibilisent chaque fois que cela est possible, amis, parents et membres de l’association, sur les opportunités que leur offrent les NTIC, en matière d’accroissement et d’amélioration de leurs productions. Formation à distance, facilité de communiquer entre producteurs d’une part, entre producteurs et partenaires au développement d’autre part, sont les opportunités que les producteurs ont pu découvrir à travers les NTIC.
Grâce à l’appareil photo numérique, ils arrivent à faire des photos à différentes étapes de l’évolution de leurs cultures. Toute chose qui leur permet à chaque rencontre, de comparer leurs performances et d’échanger leurs expériences. Mieux, la FEPPASI, avec l’aide de l’IICD (Institut international de la communication pour le développement), un institut néerlandais, a pu créer son propre journal. Périodiquement, ce journal dénommé « Sissili Vala Kori » se fait l’écho des différentes activités de la Fédération.

- Au siège de la FEPPASI, sacs de céréales, ordinateurs, livres et journaux cohabitent aisément.
Des résultats probants
Le bulletin donne également l’opportunité aux producteurs de la Sissili, de s’informer sur les innovations technologiques en matière agricole. Il constitue, de ce fait, pour les autorités politiques et administratives, un instrument fiable d’appréciation de la vie du monde rural.
En entrant de plain pied dans la modernité, les agriculteurs de la Sissili ont pu améliorer considérablement leurs productions. Abdou Nignan, le président de l’Union provinciale des producteurs de coton, soutient avec fierté qu’il n’a rien à envier à un fonctionnaire.
L’agriculture nourrit de plus en plus son homme dans la province. C’est pourquoi, beaucoup de jeunes scolarisés n’hésitent plus à retourner à la terre.Moussa Joseph Dagano est de ceux-là.
Son amour pour la terre l’a conduit à quitter son travail de commis à l’ORD (Organisme régional de développement) pour se consacrer définitivement et entièrement à l’agriculture.
De trois hectares, puis six hectares, M. Dagano, exploite maintenant à lui seul 40 hectares. Avec ses principales cultures que sont le maïs, le riz, il arrive à subvenir aux besoins de sa famille et mieux, à assurer une éducation digne de ce nom à ses enfants.
Fatouma Sophie OUATTARA, SIDWAYA du 7/07/2006
