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Les responsables des projets TIC soutenus par IICD réfléchissent à la pérennisation de leur initiative
Le lundi 03 décembre 2007 s’est tenu dans les locaux du centre Yam Net plus, un séminaire de réflexion sur la pérennité des projets d’intégration des TIC qui bénéficient de l’appui de l’Institut International pour la Communication et le Développement (IICD) au Burkina-Faso. Organisée par le chargé de programme pays de IICD pour le Burkina et le Mali Monsieur François Laureys, cette rencontre avait pour enjeu spécifique la question de la durabilité des différents projets TIC en exécution depuis quelques années au Burkina Faso.
Pour justifier la tenue de cette rencontre, ce dernier notera qu’IICD est une organisation à but non lucratif qui soutien financièrement et techniquement des organisations qui ont la volonté de mettre les TIC au service de leur développement. Ces financements vont de deux à trois ans. Au terme de ces années d’appui à des organisations burkinabé, il était opportun de voir ensemble comment renforcer et pérenniser les acquis des différents projets.
La rencontre a donné l’opportunité à chaque responsable de projets de faire une présentation sur l’état actuel de leur projet et sur les stratégies de pérennisation en perspective. Elle a surtout privilégié les échanges d’idées et d’expériences entre les différents participants d’une part, et d’autre part en sous-groupe d’atelier pour enrichir les réflexions sur les perspectives en termes d’actions à entreprendre pour la pérennisation des projets.
A travers les différentes présentations, on retient que les organisations bénéficiaires ont malgré de multiples difficultés réussies à tirer profit des TIC. Les uns et les autres ont pu améliorer leur image et leur visibilité, renforcer les capacités techniques de leurs membres, améliorer l’accès de leurs produits au marché international…Néanmoins la bataille d’intégration des TIC dans leur processus de développement n’est pas totalement gagnée.
On dénote donc un interêt des uns et des autres pour cette question de pérennisation. Comme stratégie phare, il s’agira pour eux de réfléchir à comment intégrer ce volet projet dans la dynamique de leur organisation, de rechercher de nouveaux partenaires pour les soutenir et de voir dans quelle mesure générer des fonds propres à travers des prestations de services en TIC .
Dans sa présentation de l’intervention de IICD pour 2008, François Laureys a noté que l’accent sera mis sur la capitalisation des expériences et la consolidation des acquis. Il a recommandé la mise en valeurs des acquis sur des plateformes mondiales comme Youtube. Pour cela il est important pour les projets de diffuser leur contenu multimédia et de faire des liens sur leurs organisations pour plus de visibilités. Il a par ailleurs insisté sur l’importance pour chaque acteur à se pencher sérieusement sur l’aspect pérennisations.
Pour le moment, il est difficile pour son organisation de garantir encore des fonds d’accompagnement supplémentaires aux projets en cours. Cela s’explique par le fait que le nombre de projets soutenus par IICD dans les 9 pays a dépassé le seuil critique, et que plus de projets que prévus font appel à des prolongations.
Au terme de ces présentations et des débats autour des différentes communications on retient que deux types de défis se présentent aux projets. Il s’agit des défis externes et des défis internes. Comme défis externes, il y a le problème de la connexion, le problème de l’Energie, le problème de la sensibilisation des acteurs des différents secteurs aux questions des TIC.
Comme défis internes, la problématique de l’intégration des TIC dans l’organisation, trouver ou générer des fonds supplémentaires pour pérenniser les acquis des projets.
Pour aborder la problématique de recherche de fonds, la charge de programme a soumis à l’analyse des différents projets un exercice d’identification des possibles sources de financement, leur avantage et leurs inconvénients. Les sources de financement tel que bailleurs de fonds, le Gouvernement, les Membres, la Philanthropie ont été passé en revu. A partir de cette analyse on se rend compte que la diversification des sources de financements est importante car les avantages de certains volets peuvent combler les désenvantages de l’autre pour plus d’efficacité François Laureys a tenu à souligner que l’objectif de cet exercice était de mettre à la disposition des acteurs des outils ou une méthodologie de travail pour cerner la recherche de financement.
Pour continuer la dynamique de la réflexion Monsieur Laureys a invité les responsables des projets à reprendre au sein de leurs organisations l’exercice sur les sources de financement. Toutes choses qui les permettra d’engager des démarches si nécessaires.
L’atelier a pris fin par la désignation des deux meilleures présentations du jour. Les deux meilleures présentations furent celui de la FEPASSI et Celui de Sahel Solidarité. Chacune d’elle a reçu une clé USB de la part de IICD. Dans l’ensemble, tous les acteurs sont ressortis satisfaits de cet atelier. Le chargé de programme a renouvelé sa disponibilité à les accompagner une fois de plus dans cette nouvelle démarche. Roukiattou Ouédraogo BNTIC
