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Logiciels libres : l’Afrique à la croisée des chemins

lundi 26 août 2002

Il y a quelques temps, un débat fort houleux a réuni de très nombreuses personnes et des spécialistes des Logiciels Libres. Thot a également publié des articles sur le sujet qui ne semble pas s’être épuisé, puisque, à Bamako 2002, des discussion autour de ce domaine avaient eu lieu, sans résultats véritablement définitifs.

Cette fois encore, des scientifiques se sont réunis à l’ Université de Bordeaux 1 pour discuter encore de ce sujet. Fait remarquable, à ces travaux qui rassemblaient les spécialistes de la question, prenaient part de nombreux pays d’Afrique comme le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et de nombreuses associations oeuvrant pour le développement de l’Internet en Afrique, et intéressés par les logiciels libres à l’exemple d’Africanti. Le programme de cette rencontre, en plusieurs langues, est consultable : Programme .

Bordeaux 1 a abrité des ateliers tout public, des ateliers techniques pour spécialistes informaticiens, et des séances plénières. L’éducation à distance s’étant posée en Afrique comme une des solutions envisageables pour la massification de l’enseignement et de l’instruction, il apparaît que le développement des Logiciels libres apporterait une caractéristique avantageuse du fait de la gratuité de ces logiciels.

Mais, "La comparaison des logiciels libres (LL) et des logiciels propriétaires LP" qui constituait une des séances montre que la cohabitation entre les deux types de logiciels est plus qu’une nécessité aujourd’hui. On lira à ce sujet un article très controversé de Pr. Patrick de l’Université de Paris 6 paru dans Le Monde du 11 juillet 2002.

La question de la migration des LP vers les LL a constitué un problème crucial évoquant la méthodologie de migration, les coûts, les formats de fichiers d’échange et permettant de sauvegarder les fichiers créés avec les LP, de la communication avec les systèmes qui restent encore sous les LP, de la compatibilité, de la maintenance et des coûts de formation, etc.

Quant à l’état des lieux sur l’usage des logiciels libres, on observe aujourd’hui une progression significative des utilisateurs dans le monde et en Afrique. Pierre Ouédrago de l’INTIF, qui a abordé ce thème, a aussi traité des stratégies de migration à appliquer dans les pays en développement. Comme cela s’expérimente dans le domaine de l’éducation en France, au Québec et en Belgique. La plénière consacrée aux stratégies et calendrier des activités des associations des utilisateurs des logiciels libres a donné lieu à une liste de discussion présente sur le site de la rencontre. Une motion déposée à l’UNESCO vise à faire des LL un patrimoine de l’humanité.

Au total, ces ateliers ont réuni des développeurs des LL et non plus essentiellement, comme on fait en Afrique, des utilisateurs ordinaires. Quel profit tirera l’éducation en Afrique à partir de ce type de rencontre ? Comment vulgariser les résultats obtenus ? Quel est le degré de responsabilité des représentants pour les pays africains présents à la rencontre ? Sont-ils les délégués officiels ou y viennent-ils au nom d’ONG privées et intéressés par leurs propres objectifs ? Quel est le bénéfice du petit écolier de la brousse ?

Par Louis-Martin Essono - ©Thot/Cursus 23-7-2002
Source : Raphael Itambue Africanti http://thot.cursus.edu/rubrique.asp...

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