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Processus électoral en Afrique de l’Ouest : Les TIC pour une meilleure organisation des élections

Le Réseau des structures en charge des élections en Afrique de l’Ouest (RESAO) tient, du 2 au 4 octobre 2008 à Ouagadougou, un séminaire international sur le thème : “Elections et nouvelles technologies de l’information et de la communication”.

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Le président du RESAO, Moussa Michel TAPSOBA

Atteindre de meilleures performances dans la conduite des processus électoraux par l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (TIC). C’est à cette fin que les acteurs en charge de l’organisation d’élections en Afrique de l’Ouest sont réunis à Ouagadougou sur le thème : “Elections et nouvelles technologies de l’information et de la communication”. Ce séminaire international permettra aux hauts responsables du Réseau des structures en charge des élections en Afrique de l’Ouest (RESAO) de mieux connaître le système de l’enregistrement biométrique et de façon générale les différentes applications des TIC dans les élections. Par ailleurs, ce séminaire offrira l’occasion aux acteurs nationaux burkinabè du processus électoral, gouvernement, Assemblée nationale, CENI, partis politiques et société civile d’apprécier les avantages et les limites du système d’enregistrement biométrique.

A l’ouverture des travaux, le 2 octobre dernier, le président du RESAO et également président de la CENI, Moussa Michel Tapsoba, a rappelé qu’au début des années 90, “quand nos différents pays reprenaient langue avec la démocratie, nos administrations avaient perdu la main quant à l’organisation d’élections pluralistes et ce, à cause de la succession des régimes d’exception ou de régimes de partis uniques”. C’était un véritable apprentissage pour tous les acteurs des processus électoraux. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui ; près d’une vingtaine d’années plus tard. Toutefois, des récriminations sont souvent portées çà et là contre la matière première des élections que sont les listes électorales.

Un lien étroit entre l’état civil et le fichier électoral

Des listes électorale manuelles au début des processus démocratiques, la plupart des pays en Afrique de l’Ouest ont réussi à les informatiser sous la forme alphanumérique. Malgré cela, a relevé Moussa Michel Tapsoba, la fiabilité de l’identification de l’électeur n’a pas répondu aux attentes des acteurs des processus électoraux. C’est ce qui justifie, selon le président du RESAO, “le recours aux technologies de l’information et de la communication par certains pays en voie de sortie de crise pour l’enregistrement biométrique des électeurs et la délivrance de cartes d’électeurs avec photographie numérisée aux intéressés”. La directrice-pays du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Burkina Faso, Mme Ruby Sandhu-Rojon a souligné que la bonne gestion des élections apparaît non seulement comme un aspect essentiel de tout processus de gouvernance démocratique, mais aussi comme un facteur de maintenir de la paix sociale.

A cet égard, “la question de la transparence dans la gestion du processus électoral devient une préoccupation fondamentale et primordiale pour tous”. Pour elle, dans la plupart des pays ouest africains, des efforts louables ont été faits pour mettre en place des structures consensuelles chargées de l’organisation des élections et une législation acceptée par l’ensemble des acteurs concernés. Cependant, a noté Mme Rubi Sandhu-Rojon, la question de l’identification des électeurs est loin d’être entièrement résolue. En outre, elle a mis en exergue, la problématique du lien étroit entre l’état civil et le fichier électoral. En effet, a relevé la directrice-pays du PNUD, pour être fiable, le fichier électoral devrait s’appuyer sur un système d’état civil lui-même exempt de duplicité. “Au regard des griefs souvent faits au fichier électoral, le système d’enregistrement biométrique, sujet central de cette conférence, se présente comme une opportunité qui pourrait contribuer à fiabiliser le système d’identification national (état civil et fichier électoral) et par conséquent poser des jalons d’un système électoral plus crédible”. L’engagement constant du PNUD auprès des structures chargées de la gestion des élections témoigne, d’après Mme Rubi Sandhu-Rojon, de l’importance qu’il accorde à un développement humain qui se veut durable et équitable. Le représentant de l’Union africaine, Emile Ognimba et celui de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Gabriel Françis Oke ont tous salué la rencontre de Ouagadougou qui devra promouvoir la transparence et la crédibilité des élections à travers l’utilisation des TIC.

Bachirou NANA_Sidwaya/ http://www.sidwaya.bf/dossier_processus-electoral-afrique.htm

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