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Qualité de services GSM au Burkina : « Les opérateurs ne respectent pas les cahiers de charges »

Après la remise de son rapport d’activités 2010 au premier ministre, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a rencontré les hommes de médias le 1à août 2011 pour échanger sur le bilan de l’année 2010 et sur la qualité des services des réseaux de communications. Les journalistes ont pris connaissance du rapport d’audit commandité par le régulateur national du 9 mai au 10 juin 2011. Il ressort que l’ensemble des opérateurs ne respectent pas les cahiers des charges. A des degrés divers, bien entendu.

La densité fixe du Burkina est de 0,98 LP pour 100 habitants. Quand à la densité mobile, elle est de 36,28 téléphones pour 100 habitants. L’opération de renouvellement des licences des opérateurs de téléphonie mobile, la préparation du dossier d’appel d’offres pour l’attribution d’une 4e licence globale de communications électroniques, l’épineux problème d’identification des abonnés, la signature d’une convention de partenariat avec l’agence nationale de certification électronique de Tunisie en vue de la mise en œuvre de la certification électronique au Burkina, l’acquisition d’un système évolué de gestion et de rencontre des fréquences, l’élaboration d’un plan de répartition des fréquences dans la bande 2GHz dans le cadre de l’attribution de licences pour l’exploitation de réseaux mobiles de 3e génération (3G)…

Bref, l’ARCEP s’est lancée sur plusieurs fronts en 2010, aussi bien dans l’examen des dossiers relatifs à la mise en place du nouveau cadre règlementaire du secteur des communications électroniques et des postes que dans la régulation, la gestion administrative et financière de la structure. Pour mieux assurer son rôle de défenseur des consommateurs mais aussi des sociétés intervenant dans ce domaine, l’ARCEP a procédé à un accroissement de son effectif, passant de 33 à 47 travailleurs.

Le secteur postal, pour l’instant n’est pas régulé car les textes d’application viennent d’être adoptés par le gouvernement, seulement en juillet 2011. Depuis un certain temps, les abonnés ne cessent de se plaindre des différents opérateurs de téléphonie mobile. Pour mieux cerner le problème, l’ARCEP a commandité un audit sur la qualité de services offerte par les réseaux mobiles GSM au Burkina. Le travail a consisté en la réalisation d’un audit technique complet sur la qualité, la perception de la qualité du service par la clientèle et l’analyse du dimensionnement des réseaux et du trafic supporté par les réseaux. L’enquête s’est déroulée du 9 mai au 10 juin 2011.

Et, le résultat a confirmé « le non respect des cahiers des charges par l’ensemble des opérateurs à des degrés divers ». Ces résultats ont été communiqués aux différents opérateurs afin qu’ils procèdent aux corrections nécessaires, aussi tôt que possible. Des sanctions pourraient tomber après les délais légaux qui leur ont été accordés pour se mettre règle. En tous les cas, « ce dont nous avons la certitude, c’est que l’ARCEP sera rigoureuse dans l’application de ces sanctions », affirme Mathurin Bako, le président de l’ARCEP. Mais, il y a de fortes chances de ne pas en arriver là. Car, aussitôt informés, les sociétés de téléphonie ont adressé des courriers pour annoncer qu’elles travaillent à se conformer aux exigences techniques.

Moussa Diallo

Faso-tic.net

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