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TIC en Afrique : Le défi de l’accès du plus grand nombre

TIC en Afrique : Le défi de l’accès du plus grand nombre

Deux semaines après les passionnants débats sur la fracture numérique au Sommet sur la société de l’information (Smsi), à Tunis, la fondation OSIWA (Open society initiative for West Africa) a lancé au Sénégal un non moins brûlant débat sur les enjeux de l’accès des populations d’Afrique occidentale et centrale aux Technologies de l’information et de la communication (TIC).

Du 29 novembre au 2 décembre, des représentants d’ONG, de la société civile, ministres en charge de la vulgarisation de TIC, fournisseurs d’accès Internet, opérateurs de Télécoms, régulateurs planchent sur un modus vivendi d’environnement favorable et de coûts abordables pour des TICs véritablement au service du développement économique et de la bonne gouvernance.

A l’origine de l’atelier du Sénégal, OSIWA est parti du constat selon lequel les coûts élevés d’accès aux services constitue un facteur limitatif de l’accès des populations, surtout les plus pauvres aux TIC. Or, si rien ne se fait, si les différents acteurs ne se concertent pas, il est difficile de lever cet obstacle suicidaire à plus d’un titre. C’est pourquoi, la fondation a initié un débat de 3 jours pour décortiquer les obstacles à l’avènement d’une bandante passante abordable pour les populations, analyser les problèmes qui empêchent la réalisation de cet objectif vital afin d’arriver à un modus vivendi pour changer la situation.

« Convaincue que la meilleure manière de rendre son action efficace est d’appuyer les initiatives porteuses et novatrices, susceptibles de valoriser les activités de la société civile en Afrique de l’Ouest », OSIWA met ainsi sur la table les questions du monopole des opérateurs historiques de télécommunications, la transparence dans la fixation des prix, la régulation des activités des opérateurs, le financement des infrastructures.

Poursuivant le même objectif, l’Institut Panos a convié 6 journalistes du Burkina Faso, du Bénin, du Mali, du Togo et du Sénégal à cette rencontre en vue de leur permettre de s’impregner de la problématique en débat et de renforcer leurs capacités dans le traitement de l’information relative aux enjeux des TICs dans leurs pays respectifs.

A terme, OSIWA ambitionne d’amener les gouvernements et les opérateurs de régulation à mieux intégrer la nécessité vitale de permettre aux populations de ce service des TICS pour leur développement, les opérateurs à faire les meilleurs investissements, aux acteurs de la société civile de se professionnaliser en vue de hâter l’avènement de la société africaine de l’information permanente et totale où les TIC ne sont pas seulement perçues comme une affaire des élites.

L’atelier de Sénégal s’inscrit dans un objectif essentiel de OSIWA qui « s’attache à favoriser l’instauration de sociétés ouvertes en Afrique de l’ouest, dans lesquelles prévalent la démocratie, la bonne gouvernance, l’Etat de droit, les libertés fondamentales et une large participation des citoyens aux affaires publiques.

Son siège est à Dakar au Sénégal et est présente dans les 15 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ainsi qu’au Cameroun, au Tchad et en Mauritanie. La fondation mère, OSI (Open society initiative) a été créée en 1993 par le hongrois Georges Soros, un investisseur et mécène.

Félix Koffi AMETEPE (Dakar, Sénégal)

Sources Lefaso.net

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