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Un effort de plus pour sortir les Structures d’accès communautaire à l’Internet de la perfusion financière.

samedi 4 septembre 2004

En Afrique, particulièrement au Burkina Faso, le financement des projets communautaires s’est accru depuis un moment. Mais, pour de diverses raisons, ces projets ne se maintiennent pas après le départ des bailleurs. Ainsi, pour aider les animateurs et gestionnaires des centres d’accès communautaires à bien s’autogérer, un atelier de formation de soutien au stratégie d’accès communautaire à Internet ( SSACI ) a été organiser à leur intention. Cet atelier qui s’est déroulé le lundi 28 Juin 2004 au siége de la Commission Nationale de la Francophonie a été organisé par PAJE avec l’appui de ses partenaires et animer conjointement par : Malick SAWADOGO ( Burkina), Marc LeBlanc ( Nouveau-Brunswick CANADA, Marie-Angèle NGAFFI ( Cameroun) et Ousmane Bagui ( Burkina) Les participants ( YAM-PUKRI, Centres Multi-media de la Mairie de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso, PAJE Ouaga, Kouougou, Tenkodogo, RECIF-ONG...) venus de part et d’autre ont reçu une formation en : - Promotion d’une structure d’accès communautaire à Internet,
- Gestion Financière d’une SACI,
- Animation Communautaire,
- Comment préparer et livrer une formation. Ils ont mené ensemble des réflexions autour d’une table ronde sur l’importance des centres d’accès communautaire à Internet, la recherche de ressources pour l’auto-financement et l’identification des services d’un SACI.

Quelle place pour les SACI au Burkina Faso ?

Le financement des SACI au Burkina a connu un regain très important ces dernières années, cela est sans doute dû à la politique de Nationale d’ouverture et à l’Action de la Délégation Générale à l’Informatique et aux partenaires financiers, technique et institutionnels.

Ces structures créées sur financement extérieur des institutions et organismes internationaux s’écroulent souvent même avant d’avoir atteint 03% des objectifs fixés. Au Burkina faso, pleins d’entreprises englobent les activités des SACI et offrent de bons services et souvent moins coûteux que les services des SACI, ce qui sans doute réduit ces dernières aux petits services non rentables, conditionnant leur existence sous perfusion financière extérieure, et comme le financement de ces projets est limité dans le temps, elles finissent toutes par mettre la clé sous le paillasson. Ce qui nous amène à nous poser la question suivante : y a t-il une place pour les SACI au Burkina ?

Nées sous perfusion financière

Les SACI ont de très grandes difficultés pour survivre lorsque le financement cesse, certaines même disparaissent immédiatement après le versement de la dernière contribution financière du partenaire. Il leur est très difficile de prendre en charge les dépenses qu’elles occasionnent, ce qui conduit premièrement à la baisse des services fournis et par la fermeture du centre. Ce qu’il faut le plus critiquer dans ces projets est que ces projets sont conçus pour fonctionner sur subventions, ce qui amène leur disparition après le retrait des concepteurs. On a l’impression que les projets sont conçus juste pour justifier des aides aux pays en voie de développement et non pour réellement les développer et les affranchir de l’aide.

D’autres gestionnaires de ces centres arrivent souvent à tenir la route pour un bout de temps, mais cela est possible par leur dynamisme qui les procure des ressources pour fonctionner.

L’ONATEL est responsable de notre faillite

NB : le mot TELECENTRE indique un centre d’accès à Internet et tout autre service usant des TIC

Les TELECENTRES qui n’ont que la connexion Internet comme activité principale se ferment souvent même avant d’avoir ouvert. Cette fermeture est due par la cherté de la connexion Internet que nous observons depuis plus de 08 ans au Burkina Faso. Au Burkina Faso, ce qui est malheureux, est que nos « dirigeants » refusent de comprendre que les TIC représentent un nouveau débouché pour notre économie et qu’il est grand temps de libéraliser certains produits pour favoriser leurs fiabilités sur le plan international. Lors de cet atelier, tous les intervenants terminent leurs interventions en indexant l’’ONATEL comme la cause principale de leur contre performance. Vu leurs moyens financiers les SACI sont réduits à l’utilisation du RTC pour les connexions Internet, ce qui les coûte extrêmement chers et ne les permet pas d’ouvrir de services continuels pour avoir des ressources pour payer leurs factures.

La formation a donné des éléments très riches qui permettront aux SACI, malgré la situation difficile d’innover afin d’avoir un meilleur équilibre financier.

Sakandé Mahamadi, chargé de la maintenance à Yam Pukri Pour Burkina ntic

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