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Un sommet de plus pour connecter l’Afrique.

mercredi 7 novembre 2007

Très chers (ères) internautes,
En fin du mois d’octobre a eu lieu le nième sommet sur l’accès de l’Afrique à Internet à Kigali au RWANDA. Les beaux discours n’ont une fois encore pas manqué. L’internet est glorifié, magnifié, vu comme une voie pouvant mener au développement.

Mais, je me pose une question, une question à laquelle j’ai du mal à trouver une réponse. L’Afrique est-elle prête pour la société de l’information ?

Nous sommes analphabètes à plus de 70%. Les vendeurs de logiciels en évaluant notre capacité d’acquisition de logiciels ne vont pas en fabriquer de spécifiques à notre contient. Les logiciels libres devaient constituer une bouée de sauvetage. Mais malheureusement c’est à notre corps défendant qu’on assiste à la mise en œuvre d’une stratégie savamment orchestrée par les grandes firmes de production de logiciels qui par tact viennent sous le couvert d’action "humanitaire" en offrant des logiciels à un coût réduit ou en finançant des projets de développement. Donc la question de l’accès aux logiciels est en pointillée.

En plus de ce volet, qu’avons-nous d’africain sur internet comparativement aux contenus du nord ? Alors qu’allons-nous consommer ? Nos enfants consommerons quoi de la culture africaine ? Cette culture qui est essentielle pour ne pas être un ver de terre dans ce nouveau monde, pour avoir une identité dans le village planétaire en construction.

Enfin, enfin parce que je veux écourter mes interrogations, enfin le niveau de développement de la culture de " l’e-information". Dans une société où on prend pour argent comptant toute scène diffusée à la télévision, où tout ce qui est dit à la radio est encore pris pour une vérité absolue... Tenez, en 2004 dans le cadre de formation en intégration pédagogique des TIC j’ai réalisée une enquête qui a abordé cet aspect. Je précise que le questionnaire était adressé aux enseignants du secondaire qui ont quand même un certain esprit critique. La question était la suivante : Diriez-vous que les informations que vous trouvez sur Internet sont : a- fiables et prêtes à être utilisées b- peu fiables, ont besoin d’être confrontées avant toute utilisation c- pas du tout fiables et doivent être considérées comme telles

A ma grande surprise plus de la moitié ont choisi l’option a.

L’un des grands défis est de développer l’esprit critique, de relever le niveau de la culture de l’information. Alors à quand ce préalable : l’éducation aux médias en commençant par les plus jeunes ? Bref, méditons, je cherche à me convaincre que l’impossible ne sera plus africain.

Malgré cet aperçu sombre de la connexion à l’occidentale, nous sommes les plus connectés au monde. Entre voisins on se parle au moins. Quand on fait une réunion sous l’arbre à palabres, on se parle et on ne fait pas comme le font les conférenciers qui après avoir parcouru 5000 kilomètres entrent en salle et demandent : je veux une connexion Internet et hop ! une minute après, il reste virtuellement dans la salle et navigue sur sa toile à plusieurs milliers de kilomètres de là. et Comme tout le monde fait pareil dans la salle, à quoi bon ?

Nous comprenons alors pourquoi ils veulent nous connecter afin de pouvoir se déconnecter.

D’après un message de Mr SIA Benjamin modérateur groupe TIC éducation

Forum de l'article

  • Nous devons etre realistes.
    12 novembre 2007, par Meuyou Noumba

    Je suis tout a fait daccord avec les propos de l’article mais je penses que nous devons considerer le fait que nous sommes tres en retard et par consequent trouver des solutions pour reduire au plus que possible notre retard ; je pense notament aux actions a mener en vue desalphabetiser notre continent et en integrant au plus tot les NTIC dans l’enseignement ; c’est une course contre la montre et presque perdu d’avance mais c’est je pense notre seul voie de survit.

    Il faut etre realiste et comprendre que notre culture doit evoluer au risque de disparaitre ; l’afrique ne gagne surement rien a etre conservatrice.

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