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Un tiers de chance pour les femmes

Le réseau Genre et TIC en collaboration avec le reseau Burkina-ntic organise un atelier de restitution de l’étude "Fracture numérique de genre en Afrique Francophone" à Ouagadougou

Genre et TIC : "Yam pukri" plaide en faveur des femmes
mercredi 3 août 2005.

Un atelier de restitution sur le genre et technologies de l’information et de la communication (TIC) s’est tenu le 30 juillet 2005 à Ouagadougou. Organisé par le réseau genre et TIC(ENDA, Dakar),l’association "Yam pukri" en collaboration avec le et le réseau Burkina-ntic, cet atelier a eu pour objectif, le lancement d’un plaidoyer en faveur de la prise en compte du genre dans les politiques et les actions dans le sous-secteur des TIC en Afrique.
"Les femmes ont globalement un tiers de chances en moins que les hommes de bénéficier des avantages de la société africaine de l’information", telle est l’une des conclusions de l’étude sur le genre et TIC livrée à Ouagadougou le 30 juillet dernier à la société civile, aux décideurs politiques...Dénommé "fracture numérique de genre en Afrique francophone", l’étude est réalisée par le réseau genre et TIC (basé à Dakar) dont l’association "Yam pukri", joue le rôle de relais local au Burkina.

Elle a concerné six pays, : le Bénin, le Burkina, le Cameroun, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Pour mesurer les disparités du genre dans l’accès, l’usage et la maîtrise des TIC, trois moyens ont été considérés : l’ordinateur, l’Internet et le téléphone portable. Les résultats de la recherche établissent que la fracture numérique du genre est une réalité inquiétante dans chacun de ces domaines. Seules les populations jeunes et scolarisées en cycle secondaire semblent échapper aux disparités de genre.

Aussi, l’étude dévoile une méconnaissance des liens politiques entre le genre et les TIC dans la plupart des pays où l’étude a été menée. Pour le président de l’association "Yam pukri", Sylvestre Ouédraogo, l’étude s’adresse principalement aux décideurs politiques et publics pour une prise en compte du statut des femmes pour une société de l’information plus juste et plus inclusive. Toute chose qui permettra de réduire les disparités de genre dans l’éducation dans les opportunités économiques.

Egalement, l’étude permet de percevoir qu’au-delà des problèmes d’équipement, les décideurs, les opérateurs et les utilisateurs doivent aussi poser clairement la problématique du transfert et de l’usage de ces nouvelles technologies dans les pays africains.

Quant à Allassani Ouédraogo de la DELGI, les TIC peuvent aider les pays africains à atteindre les objectifs d’éducation et d’insertion pour tous et contribuer à réduire l’écart entre les différentes couches sociales. Et d’ajouter que les résultats de l’étude sur le genre et TIC est une interpellation des décideurs politiques, du secteur privé, de la société civile pour une orientation de leurs actions vers la construction d’une société africaine de l’information.

Au nom de la structure, il a encouragé l’association "Yam pukri" pour "sa volonté à être un acteur qui contribue à lutter contre l’exclusion en faisant de l’appropriation du potentiel des TIC par les couches défavorisées, son cheval de bataille".

Les résultats de l’étude ont été consignés dans un livre intitulé "Fracture numérique de genre en Afrique francophone, une inquiétante réalité". Ce livre est, selon le coordonnateur du réseau genre et TIC au Burkina, président de l’association Yam pukri, une référence pour toute stratégie de promotion des TIC qui se veut inclusive pour une société de l’information à visage humain.

Boureima Sanga
Sidwaya

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