Histoire du Burkina

Constitution du Burkina Faso

Les pays de la Haute Volta aujourd’hui Burkina Faso étaient intégrés à l’empire colonial français en Afrique.
Avant la pénétration coloniale, le territoire actuel était constitué de formations politiques composites dont les plus stables furent les royaumes moose.

Le 1er mars 1919, la colonie de la Haute Volta est créée par un décret et regroupait les cercles de Gaoua, de Bobo Dioulasso, Ouagadougou, Dori, Dédougou, Say et Fada Gourma. En 1927, le cercle de Say est rattaché à la colonie du Niger.

Le 5 septembre 1932, la colonie de la Haute Volta est supprimée par un décret pour des raisons économiques et financières. Elle est partagée entre les colonies de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Soudan.
En 1945, le Mogho Naba Saga II créa l’Union pour la défense des Intérêts de la Haute Volta (UDIHV) et entreprit une campagne pour la reconstitution de la colonie de Haute Volta.

Le 4 septembre 1947, la colonie de la Haute Volta est rétablie dans ses limites de 1932 par une loi.
Elle accède à l’indépendance le 5 août 1960 et Maurice YAMÉOGO est élu premier président de la première République qui prit fin le 3 janvier 1966 avec la prise du pouvoir par l’armée à la suite d’une grève de syndicats. Le Lieutenant Colonel Sangoulé LAMIZANA devient président.
L’évolution politique du pays depuis les indépendances est caractérisée par une période d’instabilité militaire dont la plus importante est celle de 1980 à 1987 où trois pouvoirs d’exception se sont succédés et par l’avènement de 4 Républiques (1960- 1966 ; 1970- 1074 ; 1977-1980 et de 1991 à nos jours).

Le 4 août 1984 sous le Comité National de Révolution (organe dirigeant du pouvoir révolutionnaire installé avec le coup d’état de 19983), la Haute Volta est devenue le Burkina Faso qui signifie pays des hommes intègres.

Aux élections présidentielles de mars 2005, le mandat de Blaise COMPAORÉ a été renouvelé.

Les groupes ethniques

Le Burkina Faso est habité par une soixantaine d’ethnies vivant en bonne harmonie. D’importance numérique inégale, les différents groupes n’occupent pas des zones géographiques déterminées. Chaque groupe se distingue des autres par la langue, les coutumes, l’organisation sociale, l’habitat, le genre de vie…
Selon l’origine historique, on distingue trois grands groupes comprenant de sous groupes composites.
Il s’agit des populations néo-soudaniennes comprenant les Moose ou Mossi qui constituent la population majoritaire du pays (48%) et qui ont pour aire traditionnelle d’occupation le centre du pays ; les Gourmatché à l’est et les Songay.

Les populations Mandé composées des Marka, les Sana, les Bissa, les Dioula… constituent le deuxième groupe.
Le dernier groupe est celui des populations du sahel qui se caractérisent par le nomadisme en voie de disparition. Il s’agit des Peul ou fulbe, des Touaregh, les Bella…

Les grands évènements

Depuis une décennie, le Burkina Faso et particulièrement Ouagadougou la capitale politique est devenue un hub sous régional où se déroulent de grandes rencontres régionales et internationales. Plusieurs grands évènements d’envergure régionale ou internationale s’y déroulent :
- Le Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO) régulièrement depuis 1972. Il a lieu tous les deux ans de fin février début mars. Cadre de rencontre, d’échange et aussi de compétition entre cinéastes africains, le FESPACO est tout simplement l’expression de la diversité culturelle africaine à travers les projecteurs et de ce fait rassemble à chaque édition des milieux de cinéastes du monde venant d’Afrique, d’Europe, d’Amérique… La prochaine édition est prévue pour février 2009.

- Le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) : il se déroule également régulièrement toutes les années paires à Ouagadougou et constitue une vitrine de l’artisanat africain. Il est un cadre de promotion, d’échange et de réflexion de l’artisanat africain et s’ouvre de plus en plus aux professionnels du monde entier.

- La Semaine National de la Culture (S NC) : Elle est une vitrine de la culture nationale. Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays abrite cet évènement tous les deux ans. En plus de la danse traditionnelle, l’art culinaire national, l’exposition d’objet d’art, la Semaine Nationale de la culture offre également une opportunité de compétition en sport traditionnel tels que la lutte traditionnelle, le tir à l’arc…

- Les Nuits Atypiques de Koudougou, activité culturelle sur la musique traditionnelle et moderne nationale et sous régionale en particulier. La manifestation a lieu au dernier trimestre de chaque année à Koudougou à quelque 100 km de la capitale.

- Le Festival International de Théâtre et de Marionnettes de Ouagadougou (FITMO). Il est à sa 9e édition et a lieu chaque année à Ouagadougou.

- Le Festival des Arts (Fêt’Arts) se déroule annuellement à Ouagadougou.

- Jazz à Ouaga se déroule annuellement à Ouagadougou.

- Le Festival des Arts de la Rue (FAR) se déroule annuellement à Ouagadougou.

- Yeelen festival de contes et de musique qui se tient annuellement à Bobo Dioulasso. Il est en phase de devenir une manifestation nationale et est à sa 11e édition.

Culture

Le patrimoine culturel Burkinabé se caractérise par sa diversité. Les différentes communautés ont des traits caractéristiques spécifiques et expriment leurs identités à travers la sculpture sur bois ou en bronze, l’architecture, la musique, la danse…
D’une manière générale, on distingue les masques zoomorphes de la région de l’ouest, l’art sacré des Sénoufo (statuette et masque) au sud-ouest, les sculptures sur bronze des Moose ou Mossi.
Le domaine architectural est marqué par des constructions en terre de style soudanien et de peinture murale. L’une des plus belles réalisations est la mosquée de Bobo Dioulasso.
Au sud-ouest, les habitations-forteresses de Lobi domine l’architecture par leur élégance.
Les habitats Gurunsi ou Gourounsi implantés dans le sud du pays domine l’architecture par les fresques murales réalisées par les femmes.

L’un des pans importants de la culture burkinabé est le domaine de la musique et de la danse traditionnelles où on rencontre de multiples instruments de musique qui chantent et constituent des objets d’arts. Il s’agit entre autres des tambours d’aisselle, des petits tam-tams (bendré en moore), la flûte traversière ; le sifflet taillé dans le bois des Lobi,la virtuose de la clarinette des Bisa….
A ce patrimoine ancien s’ajoute le 7e art dont le pays habite le festival au plan africain depuis février 1969.

Religion

Plusieurs communautés religieuses sont présentes au Burkina Faso.
La religion musulmane est la plus pratiquée dans le pays. Environ 50% de la population sont musulmans mais sont fortement représentés au nord du pays.
Les animistes constituent le deuxième groupe religieux le plus important. Actuellement à peu près 40% de la population sont les adeptes de cette religion et sont principalement installées dans les zones rurales. Les provinces de Poni, Tapoa et Nahouri sont les aires géographique de forte concentration avec respectivement 85% ; 68% et 69%.
Quant aux chrétiens essentiellement des catholiques, ils sont environ 10% de la population et sont regroupés principalement dans les grands centres urbains tels que Ouagadougou, Koudougou, Koupela… Mais de plus en plus d’églises protestantes voient le jour.
Seulement moins d’1% ne pratique aucune des religions.
D’une manière générale, les Burkinabè pratiquent le syncrétisme religieux. Qu’ils soient musulmans, chrétiens, ils ont souvent recours aux pratiques de la religion traditionnelle.



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