Géographie du Burkina

Aspects démographiques et géographiques.

Population

Selon les résultats du recensement général de la population de décembre 2006, le pays est passé de 10 312 609 habitants en 1996 à 14 017 262 habitants en 2006.
Les femmes représentent 51,7% de la population et les hommes 48,3%. L’une des caractéristiques de la population est aussi sa jeunesse. Les moins de 15 ans sont estimés à environ 48% de la population. La population est essentiellement rurale (73% vivent en campagne).
selon les projections de l’Institut Nationale de la Statistique et de la démographie, la population burkinabé est de 18 450 494 habitants en 2015 et sera de 21 510 181 habitants en 2020. ( INSD, Projections démographiques de 2007 à 2020 par région et province)
Le taux de natalité était estimé à 46%0 en 2006, celui de la mortalité à 11.8%0 avec un taux d’accroissement naturel de 3.42. (http://www.insd.bf/n/contenu/Tableaux/T0302.htm)
Selon le RGPH de 2006 l’espérance de vie à la naissance est de 56,7 ans dont 57,5 ans pour les femmes et 55,8 ans pour les hommes. (http://www.insd.bf/n/contenu/Tableaux/T0301.htm)
La densité est passée de 38,1 habitants au Km2 en 1996 à plus de 51,8 habitants au km2 en 2006 (http://www.insd.bf/n/contenu/Tableaux/T0302.htm) . Les regions les plus peuplées sont le centre, les hauts bassins, le boucle du Mouhoun et l’Est .

Faune

Le patrimoine faunique du Burkina est riche et variée.
On y rencontre des espèces vivant dans des milieux ouverts ou habitués au climat soudano-guinéen.
Les espèces des milieux ouverts se composent principalement des autruches, des guépards, des gazelles et des antilopes des régions sèches.
Pour celles du climat soudano-guinéen, il s’agit entre autre de bubales, hippotragus, cobs de Buffon, buffles, phacochères, lions et des prédateurs comme les hyènes, les chacals… On rencontre une grande population d’éléphants dans les zones protégées du centre et du sud-est.

Les principales aires de protection sont : le Parc national W situé à la frontière entre le Burkina, le Niger et le Benin ; le parc Tambi KABORÉ de Po ; le parc d’Arli et le ranch de gibier de nazinga.
En plus du gros gibier, la faune du Burkina regorge également des oiseaux tels les perdrix, les pintades et des oiseaux migrateurs qui sont attirés par les nombreux plans d’eau du pays.

Flore

D’une manière générale, le Burkina Faso de par les caractéristiques de sa flore et de sa végétation appartient à un grand ensemble phytogéographique soudano-zambézienne allant du Sénégal à la Namibie en passant par la Somalie.

Le couvert végétal du Burkina se distingue par la diversité des espèces mais aussi par sa variation selon les facteurs climatiques, les types de sols et l’influence de l’homme. Trois principales zones sont identifiées.
Le domaine sahélien où on rencontre des forêts rupicoles et une steppe arbustive et/ou arborée qui supplantent des arbres ou des arbustes rabougris souvent épineux. Des fourrés en bande et des graminées forment un tapis discontinu. On y rencontre également des prairies et des papilionacées herbacées. Ce domaine couvre le nord du pays.

Le domaine soudanien est le plus étendu. La flore est plus hétérogène et beaucoup plus dense. On y rencontre des formations primaires composées de forêts claires, de savanes et de prairies. Quant aux formations secondaires, elles sont liées à l’action de l’homme et constituées de savanes boisées, arborées ou arbustives. Les caractéristiques principales de cette zone est l’existence de nombreuses prairies et des fourrées ayant des propriétés différentes parfois qui parsèment les formations primaires et secondaires. Ce domaine couvre le centre et une partie de l’ouest du pays.

Le domaine soudano-guinéen se caractérise par l’existence de forêts galeries le long des rivières et dans les vallées, des îlots de forêts souvent sacrées et quelques forêts denses. Les espèces du domaine sahélien sont quasiment absentes tandis que celles du domaine soudanien sont importantes. Ce domaine correspond au Sud-ouest et une partie du sud du pays.

En plus de ces principaux domaines, on rencontre des formations anthropiques forgées par les activités agropastorales principalement. Ces formations sont dominées par des espèces épargnées (Karité, néré, Acacia albida…) par l’homme dans l’aménagement des espaces agricoles et des espèces qui ont été mises en terre dans le cadre des activités de reboisement (eucalyptus ; manguiers…).

Climat

Le Burkina appartient aux climats tropicaux caractérisés par deux saisons bien tranchées : une saison sèche (octobre-mai) et une saison pluvieuse appelée hivernage (juin-septembre).
Quatre (4) variantes spécifient le climat du Burkina : une période humide de juin à septembre, sèche et chaude de septembre à novembre, sèche et fraîche de décembre à mars et chaude de mars à juin. Trois zones climatiques se dessinent dans le pays :
- une zone de climat sahélien au Nord : on y enregistre 3 mois de pluies avec moins de 600mm d’eau/an, des températures extrêmes allant de 10° à 45°C ;
- une zone de climat nord-soudanien au centre : 4 à 5 mois de pluies, 600 à 1000mm d’eau/an, températures comprises entre 13° et 40°C ;
- une zone de climat sud-soudanien au sud : 6 mois de pluies, 1000 à 1300mm d’eau/an, température extrêmes : 12° et 38°C.



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