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Internet et développement humain au Burkina : Quel impact ?

mercredi 9 octobre 2002
L’atelier de restitution a été présidé par son excellence M. Denis Briand, ambassadeur du Canada au Burkina. L’étude a été menée de mai à septembre 2002 dans quatre villes à savoir Ouagadougou, Fada N’Gourma, Dédougou et Koudougou. L’objectif étant de permettre aux publics cibles, notamment les partenaires nationaux de Oxfam-Quebec, de mieux utiliser l’internet. Cette étude se veut également une action de sensibilisation sur les multiples avantages et opportunités qu’offre l’outil internet dans la réalisation des programmes de développement.

Au total, quinze organisations ont été prises en compte dans le cadre de l’étude à savoir douze connectées à l’internet et trois sans abonnement. La démarche a consisté dans un premier temps à initier une rencontre d’information sur le déroulement de la recherche. Par organisation, trois personnes dont une femme ont été sélectionnées pour un entretien individuel. Dans un second temps, 45 entrevues individuelles ont également eu lieu. A travers un questionnaire élaboré en 85 points, l’étude s’est intéressée à la perception des utilisateurs et des non utilisateurs sur les avantages et éventuelles difficultés liés à l’utilisation de l’outil, de la messagerie électronique, la navigation, la production d’internet. Des discussions ont eu lieu enfin, en groupes avec des collaborateurs auprès des partenaires connectés. En vue de faciliter l’interprétation des données, les résultats de l’étude ont été regroupés en neuf axes. Il s’agit notamment de la gestion de l’internet, de son coût et de sa rentabilité, du coût de la non-utilisation, de la formation des utilisateurs, des usagers, des contributions et des difficultés, d’internet et la mobilité, l’impact du genre et enfin internet et communications horizontales et verticales. A l’issue du rassemblage, du traitement et de l’analyse des données, il ressort que l’internet est encore peu utilisé au niveau des organisations, son coût d’utilisation peu connu tout comme les résultats concrets qu’il permet d’atteindre. 42% des organisations dépensent entre 40 000 F et 59 999 FCFA par mois en utilisation d’internet. Seulement 25% dépensent plus de 100 000 FCFA. Le courrier électronique demeure sous exploité et la production d’information peu répandue. En ce qui concerne les avantages les plus connus restent la rapidité, l’efficacité et le gain de temps. 93% des répondants considèrent qu’internet leur permet de réduire les déplacements surtout à l’échelle internationale. Les femmes naviguent moins que les hommes. Elles estiment le faire de temps à autre pour se servir de l’outil.

Le programme Cyberjeunes a été lancé en 1996 par le gouvernement canadien. Il vise à travers des stages d’environ 6 mois offerts à des jeunes canadiens dans des pays en voie de développement, à combler les besoins de ces jeunes en matière d’expérience et de perfectionnement professionnel tout en soutenant les efforts de ces pays à améliorer les capacités dans le domaine des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

Célestin BAKOUAN
Source Édition Internet de Sidwaya du 08/10/2002

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